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 Comment ne pas se faire violer : leçon n° 1 !

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MessageSujet: Comment ne pas se faire violer : leçon n° 1 ! Jeu 22 Déc - 23:07


    La portière côté passager s'ouvrit doucement puis quelques secondes plus tard se ferma : Ai m'avait bien suivie, d'un certain sens j'étais rassuré. Je ne voulais pas la voir rentrer seule à pied à cette heure là, qui sait sur quel taré elle aurait pu tomber ? Je ne mettais pas en doute sa force, car elle l'était plus qu'Hiro je crois bien. Cela m'avait d'ailleurs bien fait rire le jour où Ai me l'avait dit...Hiroki Katsuya, lui si fort et si beau...Un sourire venu se dessiner sur mon visage, les années MA me manquaient terriblement, j'aurais donné cher pour pouvoir faire un saut dans le passé et être de nouveaux avec eux. Mais c'était impossible et en réalisant ceci, je perdis mon sourire doucement, allumant mes feux de croisement direction Liberty Avenue, bâtiment A. En entendant cette adresse, un petit rire s'échappa de ma gorge. J'habitais exactement dans le même bâtiment qu'elle, autant dire toute suite que l'éviter allait être plus difficile que prévu. Surtout que maintenant, elle connaissait ma voiture. Une chance pour moi, comme je squattais l'appartement de Line, mon nom n'apparaissait nulle part... Roulant à une allure raisonnable, je faisais un effort surhumain pour respecter les limitations de vitesse ou encore les signalisations. Il y aurait bien longtemps que j'aurais pris le sens interdit qui menait juste à la rue du bâtiment A. Mais je ne voulais pas lui faire peur, j'avais donc opté pour la sécurité.

    L'ambiance était lourde, très lourde, aucun de nous deux ne parlaient, sans doute perdu dans des réflexions. Pour ma part c'était le cas, je lançais tout de fois quelques coups d’œil discret à Ai, mais sans grand intérêt personnel. Elle n'allait pas sauter de la voiture de toute façon ! Il nous fallut moins de 5 minutes pour arriver à destination m'arrêtant juste devant les escaliers qui menaient à la porte principale, je serrais le frein à main avant de poser mon coude gauche contre le cadre de ma portière. Laissant reposer ma tête sur mon poing. Les secondes passaient en silence, n'avait-elle pas compris qu'elle pouvait descendre ? Un mouvement puis le son de sa portière, je fermais les yeux soulagé en m'imaginant enfin rentrer chez moi, terminer cette soirée au plus vite. Mais mes espoirs furent rapidement remplacé par la surprise. Refermant sa porte Ai me lança ensuite un regard déterminé, ce regard qui m'avait tant fait céder dans le passé. Que se passera t-il quand elle sortira de la voiture ? Je disparaîtrais tout simplement. Je ne pouvais donc pas lui promettre une chose pareille, la revoir ? Non, non, ce n'était pas dans mes plans...Faisant une légère moue de la bouche, je lui fis un signe de la main, signe lui faisant comprendre de dégager, de lui faire du vent.

      Tanguy « Sortez de ma voiture vous voulez bien ? » Ne voyant aucune réaction de sa part, j’haussais un peu plus le ton. « Sors de la voiture. »


    Son petit jeu me pris rapidement la tête...Vraiment trop rapidement. Desserrant le frein à main, je m'avançais un peu plus dans la rue pour me trouver une place, effectuant rapidement un créneau, j'éteignis le contact en me détachant. Elle voulait jouer ? Très bien on allait jouer ! Passant devant la voiture en y laissant promener ma main, j'ouvris d'un petit coup sec la porte côté passager, avant de saisir le sac d'Ai qui se trouvait sur ses genoux. Je sais, fouiller dans le sac d'une fille n'est pas correct surtout quand on ne prend pas la peine de lui demander avant, mais là, tout ce que je voulais s'était en finir le plus rapidement possible avant de craquer sous ses yeux doux ! Agitant les clés d'appartement d'Ai sous ses yeux, je ne pus m'empêcher de sourire diaboliquement. Me penchant vers elle, je passais mon bras droit autour de son ventre, hissant Ai sur mon épaule. Elle ne voulait pas sortir, je l'aidais tout simplement ! Qu'est-ce que je pouvais être un gentleman quand je m'y mettais ! La suite se passa rapidement, je fermais la voiture à clé pour me diriger vers la porte principale du bâtiment A, portant Ai sur mon épaule droite tel un sac à patate....A la marchandise de nos jours...

    Priant aussi fort que possible pour que l'ascenseur soit disponible, j'appuyais sur le bouton. Ignorant tout ce qu'Ai pouvait me dire ou me faire, à vrai dire, j'avais presque oublié sa présence. Qu'elle crie ou qu'elle soit sage ne changeait absolument rien. Enfin si, si elle faisait trop de bruit elle allait attirer tout le bâtiment et vu la position dans laquelle elle se trouvait, il fallait mieux éviter qu'elle n'attire trop l'attention. En parlant de ça, un autre couple fit son interruption dans le hall, attendant comme nous l'ascenseur, je ne pus m'empêcher d'étouffer un rire moqueur en imaginant la tête que pouvait avoir Ai, sachant qu'elle avait tout loisir de les saluer. Une fois les portes de l'ascenseur ouverte, je rentrais dedans doucement pour éviter de la cogner contre quoi que ce soit, laissant tout de même un maximum de place pour le couple. Commençant à discuter avec eux, j'eus le regret de constater qu'ils habitaient à un étage inférieur à celui d'Ai, tout ce que je voulais, c'était éviter de tomber sur ma sœur comme ça. Vous imaginez la scène ? Non non, ce n'est pas pour moi ce genre de choses !

    Remettant Ai correctement sur mon épaule, j'entourais l'un de mes bras autour de ses cuisses dans le but de la stabiliser. C'est alors que je remarquais quelque chose. La vue qu'elle m'offrait était très agréable, par respect pour elle, je détournais toutefois le regard le teint légèrement coloré. Je me sentis alors une nouvelle fois mal à l'aise, faites que quelqu'un entre et rapidement ! Suite à ma demande, un homme entra dans l'ascenseur surpris de voir un magnifique fessier à disposition. C'était compréhensible de sa part. Voyant bien sa gène, je me décidais à lui parler, il me semblait d'un homme sérieux et donc de confiance. Non en fait ça j'en avais absolument rien à faire, je voulais juste apprendre à Ai, à faire ce que lui dit, c'est-à-dire : sortir de la voiture toute seule.

      Tanguy - « Excusez-moi, mais je crois vous avoir déjà vu quelque part...Votre visage m'est comme familier...Mais oui, ça me revient à présent, vous étiez à la journée porte ouverte de l'école d'audiovisuel non ? »


      Homme - « En effet jeune homme, ma fille semblait être intéressée par cet établissement, j'ai donc voulu avoir quelques renseignement. J'enseigne le droit dans une faculté à.. »


    Le coupant dans sa parole, j'ajoutais comme au septième ciel :

      Tanguy - « Sapristi ! Tu entends ça Ai ? Quel plaisir de vous croiser à un moment comme celui-ci ! Excusez-moi, je ne me suis pas présenté comme il se doit. Je suis Tanguy Klioutchevski. Si votre fille désire en savoir plus sur l'école je me tiens à sa disposition. Oh pardonnez-moi, je descends ici. Et bien passez une bonne soirée.»


    Après une bonne poigne amical, je sortis de l'ascenseur quand soudain une idée me vint à l'esprit. Alors que je me retournais rapidement, plaquant ma main sur les portes qui s'étaient déjà presque refermées, je lançais une dernière réplique :

      Tanguy - « J'oubliais...Je vous présente Ai Chun, excusez là, je crois qu'elle est un peu fatiguée. Dure journée vous comprenez ! Au revoir. »


    Souriant largement à l'homme je m'écartais, soulagé et à la fois fier de moi, j'ouvrais à présent la porte de l'appartement d'Ai. Refermant la porte derrière moi, j'eus alors une douleur dans le bras, ce qui m'avait manqué de faire tomber Ai. Accélérant le pas, je retirais avec tant de bien que de mal mes boots avant de me diriger instinctivement vers la chambre, laissant retomber Ai sur son lit le plus délicatement possible. Je poussais un léger gémissement de douleur avant de me laisser tomber à mon tour, me rattrapant de justesse pour ne pas m’effondrer sur Ai. Placer au-dessus d'elle à quelques centimètres de son visage, mes yeux s'étaient plongés dans les siens sans que je ne le décide, me rendant une fois de plus mal à l'aise. Heureusement la douleur dans mon bras se manifesta de nouveau me faisant reprendre mes esprits. Serrant les dents je fermais les yeux. Me redressant difficilement, j'évitais de paraître louche. Plaquant une main sur mon bras, je remarquais que celui-ci était humide, une légère odeur de fer s'y échappant. Sortant rapidement de la chambre, je retirais mon manteau tâché, le posant sur l'une des chaises voisines avant de m'enfermer dans les toilettes. Bon, 3 minutes pas plus : je regarde simplement l'état de ma blessure et je pars.


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Dernière édition par Tanguy L. Klioutchevski le Sam 20 Avr - 3:36, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: Comment ne pas se faire violer : leçon n° 1 ! Ven 23 Déc - 14:05

    Bien décidée à ne pas quitter la voiture, je restais impassible, même si intérieurement j’avais plus envie de le supplier de ne pas partir. Mais si à une époque j’avais déjà réussit à l’avoir une fois, je pouvais y croire une deuxième fois ! Après tout, j’avais bien réussi à lire les chansons qu’il écrivait, alors pourquoi ne réussirais-je pas de le convaincre de passer quelques heures de plus en ma compagnie. Parce qu’il avait changé ? Possible ! Parce que j’avais pourri sa soirée ? Complètement ! Quoiqu’il en soit, tant pis s’il devait me détester pour ça, j’étais déterminée à prolonger nos « retrouvailles ». Je restais complètement sourde à la première demande de Tanguy. Après tout, si lui ne voulait pas faire d’efforts, je ne vois pas pourquoi moi je devrais en faire. Je restais immobile à la demande réitéré de Tanguy, bien cette fois ci le ton fut monté. Il pouvait crier, réessayé de me frapper, je ne bougerais pas de là point ! La voiture redémarra, sans que je compris pourquoi. J’essayais de comprendre ce que comptait faire Tanguy mais pour moi, rien n’était clair. Il se gara un peu plus loin, coupant par la suite le contact de la voiture et quittant sa place. Je le suivais du regard tandis qu’il passait devant la voiture, le regard assez mécontent. Il avait beau me regarder méchamment, je ne sortirais pas ! Ce que je n’avais toutefois pas prévu, c’est que ce soit lui qui sorte de la voiture.

    Ouvrant d’un coup sec la portière, il saisit ensuite mon sac qui se trouvait sur mes genoux. Le regardant avec incompréhension, il me fallut quelques secondes pour réagir. Tentant ensuite de récupérer mon sac sans pour autant me lever de ma place, je me rendis compte que c’était plutôt difficile. Agitant les clés de mon appartement sous mon nez, je me stoppais. S’il voulait aller dans mon appart’, qu’il y aille, ça me faciliterait les choses. Le voyant se pencher vers moi, je compris d’instinct le danger. J’essayais de me reculer le plus possible de lui, mais la voiture ne me laissait pas vraiment de place, et essayant également de le repousser, mais en vain. Un de ses bras entoura ma taille, et il me souleva pour me porter sur son épaule. Mon cœur s’accéléra ne sentant plus aucun contact entre mes pieds et le sol. Paniquée, je hurlais à Tanguy de me redéposer par terre en gigotant dans tout les sens pour qu’il me pose le plus rapidement possible. Il n’était pas sérieux… Il n’allait pas me porter de la sorte jusqu’à mon appartement… Si ?

    L’insultant de tous les noms, je lui donnais des coups de poings dans le dos dans le seul but qu’il me lâche. Par pitié, tout mais pas ça. Mais rapidement, je me calmais à cause de l’angoisse. Même si je n’étais même pas à deux mètres du sol, j’avais peur de tomber. Passant comme je le pouvais mes bras autour du torse de Tanguy, je resserrais mon étreinte à chaque pas qu’il faisait, priant pour que ce soit le dernier. Il s’arrêta une première fois dans le hall, probablement pour attendre l’ascenseur. Oh merci ! Tanguy avait été assez intelligent pour penser à l’ascenseur. Voyant un couple arriver près de nous je sentis le rouge me monter aux joues. Fichée pour le restant de mes jours. Et le pire fut quand Tanguy entama la discussion avec eux. Intérieurement, je le maudissais comme jamais. Avec tout ce qui s’était passé ses deux dernières années, j’en avais presque oublié que Tanguy pouvait être aussi salaud que Hiro… Silencieuse, j’attendais que tout cela se termine rapidement pour pouvoir enfin régler mes comptes avec Tanguy. L’ascenseur s’arrêta une première fois et j’entendis le couple nous saluer. Je soupirais de soulagement, pensant que plus personne n’assisterait à cet horrible spectacle que Tanguy était en train d’offrir de moi. Sentant le bras de Tanguy s’entourer autour de mes cuisses, je regrettais soudainement de ne pas avoir mis une robe plus longue, ou même un pantalon.

    J’entendis ensuite Tanguy reprendre la parole avec un autre homme. Mais il comptait faire connaissant avec tout le bâtiment ou quoi. En entendant que cet homme était prof de droit à la fac, je m’y un nouveau coup dans le dos de Tanguy. Si jamais un de mes profs entendait parler de moi à cause de ses conneries, il allait vraiment avoir mal. Finalement, on quitta l’ascenseur. Alors que je soupirais de soulagement, Tanguy se senti obligé d’en rajouté une nouvelle fois. Il me présenta à l’homme dans l’ascenseur, et en relevant la tête, j’eus l’horreur de voir qu’il s’agissait de MON prof de droit… Celui que je voyais 15 heures par semaines quoi. Restant bouche-bé et cherchant quelque chose à dire pour me justifier, les portes de l’ascenseur se refermèrent sans que je puisse dire un mot. Je me remis à frapper Tanguy de plus belle ! Comment avait-il osé me faire ça !? L’enflure !

    Arrivant enfin à l’appartement, le soulagement. Je pensais que Tanguy allait enfin me redéposer au sol, mais il me déposa directement sur le lit de ma chambre. Je m’apprêtais à lui sauter dessus pour toutes les humiliations qu’il venait de me faire subir, mais il s’effondra subitement se rattrapant de justesse à quelques centimètres de moi. Toute ma haine disparue pour laisser place à l’inquiétude. Tanguy quitta la chambre, tandis que je me relevais pour le suivre jusqu’à l’ouverture de la porte. Je le regardais déposer son manteau sur une chaise, avant de s’enfermer dans les toilettes. Bizarre la façon dont il se tenait le bras… Rapidement, je récupérais mes clés et refermaient l’appartement, avant de ranger mes clés dans un de mes tiroirs. Et pas n’importe lequel, celui de mes sous vêtements. Si Tanguy n’avait pas eut la gène de fouiller dans mon sac, j’espérais au moins que là, il y réfléchirait deux fois avant de le faire.

    Examinant par la suite son manteau, je cherchais surtout des indices au niveau de son bras. Une légère humidité pouvait se faire sentir dans les tissus du manteau. Rapprochant mon visage pour confirmer mes doutes, je n’eus aucun mal à sentir l’odeur du fer. Fixant quelques secondes la porte derrière laquelle s’était enfermé Tanguy, j’évitais de me poser trop de question. Me dirigeant ensuite vers la salle de bain, j’en ressorti rapidement avec des pansements et du désinfectant. Je pris au passage une cuillère dans la cuisine, pour forcer le verrou de la porte. Sans la moindre gêne, j’ouvris la porte. De toute façon, je me doutais bien de se que faisait Tanguy. Je posais le tout sur le couvercle des toilettes et pris un morceau de coton que j’inondais de désinfectant. Saisissant doucement le bras de Tanguy, je le forçais à me montrer sa blessure. Appliquant doucement le coton sur sa blessure, je m’efforçais à ne penser à rien d’autre que de la désinfecter. Ne me posant aucune question sur la façon dont il avait pu se faire ça. Au bout de quelques secondes à répéter le même geste, je me décidais enfin à prendre la parole, réitérant toujours la même demande.

      Ai – «Tanguy, je t’en prie… Reste encore un peu ! Juste… Quelques heures encore ! »

    Relevant la tête à la recherche de son regard, j’espérais qu’il comprendrait à quel point j’avais besoin qu’il reste. De toute façon, il n’avait pas le choix, j’avais verrouillé toutes les issues. Laissant enfin Tanguy finir de se soigner seul, je sortis des toilettes avant de retourner prendre quelques affaires dans ma chambre. Vous pensez que si j’allais prendre une douche, il tenterait quand même de s’enfuir pendant ce temps ? Ce n’était pas impossible, mais j’espérais que Tanguy ne serait cette fois-ci pas insensible à ma demande. Repassant devant la porte des toilettes, je souris à Tanguy. Probablement le premier vrai sourire de la soirée.

      Ai – «Je vais prendre une douche ! Si tu as faim en attendant, tu peux te servir dans le frigo ! »

    M’enfermant ensuite dans la salle de bain, j’attachais rapidement mes cheveux dans le but de ne pas trop les mouiller, laissant par la suite l’eau chaude glisser sur ma peau. Légèrement tremblante, je me mis à réfléchir à la situation. C’était plutôt bizarre… J’étais certaine de mes sentiments pour Tanguy, et pourtant, j’étais si hésitante à le toucher. Comme si j’avais peur que mon contact puisse le briser. Refermant rapidement l’eau après m'être savonnée, je ne voulais pas prendre le risque de rester trop longtemps sous la douche, n’accordant que très peu de confiance à Tanguy pour le moment. Remettant un t-shirt trop grand et un short, je réajustais légèrement mes cheveux également après les avoir détachés. Une fois hors de la salle de bain, je me mis à chercher Tanguy du regard, priant pour qu’il ne se soit pas enfuit. Entendant de légers bruits provenant de ma chambre, j’y découvris rapidement Tanguy en train de manger sur mon lit. Ne pouvant réprimer un sourire, heureuse de voir qu’il était toujours là, la m’asseyais au bord du lit.

      Ai – «Et bien, tu ne te gène pas toi ! La salle de bain est libre si tu le souhaites. »
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MessageSujet: Re: Comment ne pas se faire violer : leçon n° 1 ! Sam 20 Avr - 5:00


    Je n’avais jamais aimé les animaux, et encore moins les chiens. Ces animaux aussi imprévisibles et indomptables que les hommes. Et il fallait croire que ce sentiment était partagé, vu les plaies qui marquaient à présent mon corps à divers endroits. Après une bonne minute, à me débattre dans la petite pièce pour retirer ma chemise splendidement taché de sang, vint alors le temps de la contemplation. Comment dire…C’était répugnant. Si je n’étais pas un..monstre, il m’aurait sans doute fallut plusieurs points de suture, quel chance pour moi d’avoir ce pouvoir de régénération me diriez-vous..Lâchant la chemise sur la lunette des toilettes abaissée, je tentai de resserrer le bandage, il ne fallait pas non plus que je tarde trop sinon Ai allait finir par se poser des questions. Une fois plus ou moins fier du résultat, je récupérai ma chemise pour la placer sur mon épaule droite comme un vulgaire chiffon avant de déboucler ma ceinture, car après tout je me trouvais à tout hasard dans des toilettes. Mais il fallait savoir qu’avec Ai, l’intimité c’était une notion pour les faibles. Ouvrant la porte d’un seul coup, je manquais de faire une attaque. Non mais…C’était une blague ? La regardant avec désespoir et épuisement, je rebouclai ma ceinture d’un geste lent et sans grande conviction.

      Tanguy - « Tu connais le concept : " chacun son tour ? ". Après si je dérange il faut le dire surtout, je me ferai un plaisir de libérer tes toilettes et mieux encore, ton appartement. »


    Déposant tout son équipement d’infirmière sur la lunette, je la regardai faire, dubitatif. Elle n’était vraiment pas gênée d’être entrée comme cela en fait ! Un mince sourire se dessina sur mes lèvres en la voyant s’inquiéter de mon état. Cela faisait si longtemps qu’une telle chose n’était pas arrivée..C’était si..Agréable. Seulement, le sourire laissa rapidement place à une grimace à cause du désinfectant qui était véritablement en train de noyer la plaie. A ma grande surprise, elle ne demanda pas la nature de la blessure, une chance, je me voyais mal lui annoncer. Brisant ce doux silence, elle réitéra sa demande de me voir rester. Ma réponse était déjà toute réfléchie, c’est un non catégorique, je n’aurais déjà jamais du entrer dans cet appartement. Du moins, c’était avant de croiser son regard. Pourquoi avait-il fallu qu’Ai est des yeux aussi magnifiques…?

    La voyant sortir des toilettes pour se diriger vers la salle de bain, je ne bougeai pas d’un pouce. Une occasion en or allait s’offrir à moi, j’allai pouvoir m’échapper, si j’ose dire. Une fois la porte fermée à clé, se fut le début du combat contre la montre. Remettant ma chemise sans pour autant prendre la peine de la refermer, j’enfilais ma veste avant de retourner dans la chambre à la recherche des clés. Rien. Fronçant les sourcils, l’angoisse monta peu à peu, j’étais pourtant persuadé de les avoir laissé là..Ai. Massant doucement mes oculaires avec mes doigts, je ne pu m’empêcher de rire devant cette scène. Mais cacher des clés pour m’empêcher de partir, c’était mal me connaitre. Marchant vers la porte d’entrée en fouillant dans la poche de la veste, j’en sorti deux pinces que j’insérai dans la serrure. Quelques secondes plus tard, j’étais libre de gambader à grande foulée dans le bâtiment A. Victoire ! D’un rire diabolique, je ne pu m’empêcher d’ajouter doucement à l’égard d’Ai :

      Tanguy - « Si tu pensais être la seule à pouvoir forcer une porte fermée..hé hé »


    Seulement, une fois dans le couloir, l’incertitude m’envahit. Le regret également. Toutes ces émotions que j’avais oubliées, ça faisait mal. Très mal. La main toujours sur la poignée, je restai un moment devant cette porte, le son de la douche d’Ai retentissant dans mon crâne. J’étais stupide. Rentrant de nouveau dans l’appartement, je claquai doucement la porte derrière moi avant de reposer ma veste et ma chemise sur le dossier de la chaise. Est-ce que c’était vraiment le bon choix ? Aucune idée…Mais je ne me sentais pas de la laisser ainsi, l’imaginant une fois sortie de la douche et trouvant l’appartement vide. J’étais certes un abruti, mais pas pour autant un salop, quoi qu'on en dise.

    D’instinct, je savais qu’elle n’allait pas tarder à sortir, courant vers la cuisine, je me mis à fouiller dans les placards en quête de nourriture quelconque, histoire de ne pas paraître suspect. Il fallait quelque chose de rapide à faire ! Saisissant une casserole, j’y versai de l’huile avant d’y ajouter un tapis de grains de maïs. Oui, du maïs. La douche se coupa. Attrapant un couvercle, je galopais cette fois-ci sans gêne à travers l’appartement avant de sauter sur son lit, une main sous la casserole, l’autre sur le couvercle j’usai d’une de mes flammes pour faire éclater les grains. Discrétion, 0. Bitch please ! Quoi qu’il en soit, j’avais de quoi manger à présent. La minute suivante, Ai entra dans la chambre le sourire aux lèvres, j’avais au moins gagné ça. Alors qu’elle prenait place à côté de moi, je ne pu m’empêcher de lâcher un soupire d’exaspération envers moi-même. Je mis plusieurs secondes avant d’encaisser ma défaite, d’une petite voix serrée j’ajoutai sans aucun enthousiasme :

      Tanguy - « …Une heure. Pas plus. Et ne t’avise pas de prévenir une..certaine personne. »


    Déposant mon lourd regard dans le sien, j’en profitai pour lui refiler le pop-corn avant de me lever du lit. Je crois qu’il n’était pas nécessaire de débattre plus longtemps sur cette « certaine personne ». Il était clair qu’il s’agissait d’Hiroki. Une fois dans l’encadrement de la porte, je me stoppai pris d’une nouvelle montée d’incertitude, de mal être. Sans doute car une fois de plus j’avais plombé l’ambiance ? Comme les dix autres fois avant celle-ci ? Restant un moment immobile, je finis par me tourner vers Ai avec un léger sourire sur le visage et même si cela était dur de l’admettre, la voir était comme un apaisement. Elle avait soigné ma blessure toute à l’heure, peut-être qu’avec le temps, elle arriverait à soigner mon cœur. Après tout, il s’agissait d’Ai…

      Tanguy - « Je suis..Content de te revoir Ai. »


    Sur ces mots, je me dirigeai vers la salle de bain. Un peu d’eau sur le visage ne me ferait pas de mal, loin de là. Et cela me donnera un moment de répit, les choses allaient bien trop vite à mon gout.

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MessageSujet: Re: Comment ne pas se faire violer : leçon n° 1 ! Sam 20 Avr - 22:59

Jamais encore je n’avais été aussi angoissée. Moi Ai Chun, qui avait toujours su faire preuve de calme et bonne humeur dans toutes les situations du monde, pour la première fois je n’étais pas capable de relativiser. Certes, Tanguy était resté, ce qui pour moi représentait déjà une joie immense, pourtant, j’avais toujours cette boule en plein estomac. Comme si le pire restait à venir… Je n’avais aucune idée de ce qui m’attendait. Pendant deux ans, nous avions retourné ciel et terre pour retrouver Tanguy. Sans aucun succès ! Certains anges avaient même jurés à Hiroki qu’ils feraient tout pour qu’il ne puisse pas le retrouver. Mais à aucun moment nous n’avions perdu espoir. Jamais je n’avais cessé d’y croire, et même maintenant, je continuais de croire que Tanguy nous serait totalement rendu, mais j’avais peur. Peur qu’au moindre détournement du regard, il disparaisse, comme si tout cela eut été un simple mirage. Dans la salle de bain déjà, mon cœur s’était arrêté de battre. En entendant la porte d’entrée claquée, je pensais déjà ne plus jamais revoir Tanguy. Et pourtant, il était resté ! J’avais du mal à comprendre ce qui pouvait le poussé à rester, mais l’on venait de m’offrir une chance de tout recommencer à zéro, je ne pouvais pas la gâcher bêtement. Il fallait que je gagne du temps… Plusieurs options s’étaient proposées à moi. Tanguy venait de me promettre une heure déjà. Ce qui me suffisait largement pour réfléchir à un plan ! Il fallait juste que j’en gagne encore un peu, laisser le temps à Hiroki d’arriver. Je ne pouvais pas promettre à Tanguy que je ne le préviendrais pas. Pourtant, j’avais acquiescé de la tête avec une légère moue, en espérant qu’il me croirait. Il était inutile de trans-diverger, cette « certaine personne » ne pouvait être qu’Hiroki. Après tout, c’était là que tout avait commencé. Cependant, Hiro avait tellement souffert lui aussi… Jamais je n’aurais pu être heureuse de retrouver Tanguy si Hiro ne pouvait pas profiter également de ce bonheur. Je n’allais simplement pas le prévenir tout de suite, ne pas me porter suspecte auprès de Tanguy était la seule chose que j’avais à faire pour le moment. Ensuite, j’allais devoir improviser un peu…

Tanguy se leva en me tendant la casserole. A ce moment seulement je pus identifier son contenu : Du pop-corn. Je le fixais l’air légèrement étonnée : Depuis quand est ce que j’avais ça chez moi ? Pourtant, l’instant n’était pas aux détails. Avant de quitter la chambre, il se retourna, un léger sourire sur les lèvres. Une seule phrase avait suffit à faire basculer mon cœur et à emporter mon rythme cardiaque. Je lui répondis simplement par un sourire franc, l’émotion me laissa sans voix. Jamais je n’aurais cru l’entendre me dire de tels mots un jour. Moi qui pensais n’avoir qu’empirer les choses. Je baissais la tête vers le lit alors que Tanguy s’éloignait en direction de la salle de bain. Soudainement, je me laissais tomber complètement sur le lit avec un léger rire. La joie de ses dernières paroles me rendait légèrement euphorique. Cependant, je n’avais pas une seconde à perdre ! Il fallait que je trouve quelque chose pour forcer Tanguy à rester… Cependant, à par le séquestrer de force, je n’avais pas la moindre idée. Je me relevais du lit et retourna poser la casserole dans la cuisine. Du frigo, je sortis une bouteille de vodka, et d’un placard, contenant essentiellement de la vaisselle, deux verres. Je posais tout cela sur la petite table du salon et me servit les deux verres. J’en avalai un premier cul-sec histoire de me détendre un peu. J’avais besoin d’être le plus posé possible. Je commençais à avoir les idées à peu près claires. Gagner du temps semblait soudainement possible, mais pour cela, j’allais devoir utiliser de mon charme et des somnifères. La première partie étant bien évidemment la plus délicate. Etais-je vraiment capable de séduire Tanguy ? J’en doutais très fortement ! Pourtant, j’allais devoir faire preuve que beaucoup plus d’assurance si je voulais que cela fonctionne. Mais encore une fois, la peur me tiraillait. J’avais peur de le blesser plus qu’il ne l’était déjà.

J’aimais Tanguy ! C’était un fait ! Son sourire et la force de son regard m’avaient conquise depuis deux ans déjà. Mais j’avais peur que cet amour que j’éprouvais à son égard puisse tout foutre en l’air. J’avais peur de me retrouver dans une impasse. La situation simple qui aurait fait que, si Tanguy venait à éprouver des sentiments différents, notre amitié même aurait pu se briser. A ce moment là, j’aurais tout perdu ! Alors oui, j’avais peur d’aller plus loin, de faire un pas de plus ! Un pas qui en voulant m’approcher, m’aurait tout simplement fait tomber au fond d’un gouffre. Je me resservi un verre que je posais sur la table, attendant le retour de Tanguy pour trinquer avec lui. En l’attendant, je m’étais allongée sur le canapé, mais étant prise d’impatience, incapable de tenir en place, j’avais finalement bougé dans tous les sens pour me retrouver au final allongée sur le dos, tête en bas et à l’envers, les pieds par-dessus le dossier du canapé. Position très confortable, mine de rien ! Mon t-shirt avait remonté jusqu’au dessus de mes hanches, laissant apercevoir mon nombril et mes cuisses, que mon short ne pouvait également pas cacher par sa courte taille. Parfois, j’oubliais légèrement que j’étais une fille ! Quand Tanguy sortit de la salle de bain, je ne bougeais pas de ma position initiale ! Je ne contentais simplement de lui sourire et de pousser légèrement un des verres vers lui.
    Ai« Tu trinques avec moi ? »
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MessageSujet: Re: Comment ne pas se faire violer : leçon n° 1 ! Dim 21 Avr - 3:03


    Pour ne rien vous cacher, prendre une douche ne faisait pas réellement parti de mes plans, pour la bonne et unique raison que j’y été passé il y avait de cela à peine quelques heures. Mais je n’allais pas laisser s’échapper une telle occasion de pouvoir m’éclipser. Notre accord se limitait à une heure, pas une minute de plus et pour être franc, je comptais bien griller une bonne quinzaine de minutes lors cette foutue douche. Prenant tout mon temps une fois dans la salle de bain, je commençai par retirer mes vêtements ainsi qu’un couteau qui se trouvait au niveau de mon mollet, on n’était jamais assez prudent de nos jours. Défaisant soigneusement mes bandages, dont celui de mon bras, à mon grand mécontentement je poussai un léger soupire d’agacement. Un travail si soigné de la part d’Ai réduit à néant en quelques secondes seulement. Même si cela m’embêtait plus qu’autre chose, il fallait bien avouer que sentir un peu d’eau couler sur ma peau me fit le plus grand bien, au corps comme à l’esprit. C’était véritablement relaxant. Petit à petit, la salle de bain se révéla être une terre relativement prospère, pas comme ce qui se trouvait de l’autre côté…Ouvrir la porte qui mène au salon et tomber sur un piège à ours ne m’aurait même pas surpris de la part d’Ai. Son problème ? Sa détermination farouche qui m’avait à de nombreuses reprises fait céder. Mais c’était du passé, elle n’allait plus m’avoir aussi facilement à présent. Ma tolérance avait ses limites et s’il y avait bien une personne en ce monde qui était bien placé pour les connaître, il s’agissait bien sûr d’Ai…Et d’Hiroki. A la pensé de celui-ci, la colère monta peu à peu pour s’échapper sous forme de larmes, des larmes de haine. Se fondant rapidement avec les perles d’eau qui coulaient sur mon visage je me concentrai pour chasser de mon esprit toutes ses images qui avaient soudainement surgit en masse.

    Au bout d’une dizaine de minutes, je sortis finalement de la douche, profitant rapidement du lavabo pour rincer le sang présent sur la manche de ma chemise à l’eau froide avant de rebander mes plaies en prenant soin de bien les serrer. Couteau en place, j’enfilai par la suite mon jean avant d’ouvrir la porte tout en essorant mollement mes cheveux à l’aide d’une serviette. A mon grand étonnement, pas de piège à ours. D’une légère moue de stupéfaction, je m’approchais doucement d’Ai qui…Mon dieu mais qu’est-ce que c’était que ça… ? Me stoppant à quelques mètres de la jeune dragonne, je restai silencieux, perplexe même, ne sachant pas s’il fallait en rire ou en pleurer. Dans le doute, je préférai hausser l’un de mes sourcils en l’accompagnant d’un mince sourire en coin. C’est alors que mon regard se posa sur les deux verres présents sur la table. Elle savait décidément comment me prendre par les sentiments.

    « Trinquer ? » Je savais bien qu’il s’agissait des retrouvailles, mais il ne fallait pas les fêter car bientôt cela ne sera qu’un simple souvenir qui appartiendra au passé, comme beaucoup d’autres. Saisissant le verre qui m’était sans doute destiné, j’humai le liquide comme pour l’identifier. Vodka. M’accroupissant à côté d’Ai, je plongeai mon regard dans le sien avant de laisser un sourire railleur s’installer sur mes lèvres. « Disons plutôt..En souvenir du bon vieux temps ? ».

    Entrechoquant d’un petit coup de poignet nos deux verres, je fis glisser l’intégralité de ce précieux sérum le long de mon œsophage, savourant le cadeau gracieusement offert par mon hôte. Lâchant un petit soupire de satisfaction, je sentais déjà l’alcool détendre mes muscles, voilà exactement ce qui me fallait pour me sentir mieux. Déposant le verre sur la table du bout des doigts je commençai à me dire qu’être resté n’était pas une si mauvaise idée que ça. Je profitai de ce moment de contemplation pour attraper le bas du t-shirt d’Ai dans le but de le redescendre légèrement vers son short, cachant ainsi le petit morceau de peau qui avait voulu prendre l’air. Prenant ensuite place à ses côtés et plus précisément sur le sol, m’assignant le bas du canapé en guise de dossier, je laissai reposer mon cou sur celui-ci. Ce fut d’un lent mouvement de la tête que je m’approchais d’elle, j’eu ainsi tout loisir de la détailler du regard avant d’entamer la conversation.

      Tanguy - « Depuis quand notre Ai est-elle si débraillée ? Non pas que cela me déplaise, il fut un temps ou même le body painting ne lui faisait pas peur… »


    Soudainement et sans doute dans un élan de folie, je me relevais avec lenteur, Ô fainéantise quand tu nous tiens…Pourquoi s’être levé ? Simple, lors de ma pseudo fuite, je n’avais pas refermé à clé la porte d’entrée. Paranoïaque comme j’étais devenu, vous pouvez imaginer que cela risquait de me perturber pour le reste de la soirée. Préférant de loin agir qu’endurer, je me dirigeai donc d’un pas décidé vers la porte, après m'être servi un autre verre que je laissai sur la table basse. La vodka c’était certes délicieux, mais si je commençais à les enchaîner, je risquais de rester un peu plus longtemps que prévu...Et ça c’était hors de question. Usant une nouvelle fois de pinces et avec plus de difficulté je parvins à faire un tour de serrure. Ce fut donc la sueur au front que je revins quelques minutes plus tard dans le salon, reprenant place à ses côtés. Ai devait se douter de ce que j’étais allé faire, sachant pertinemment qu’elle avait remarqué ma précédente tentative de fuite.

      Tanguy - « Tu m’as demandé de rester. Tu as sans doute des questions auxquelles tu souhaites des réponses ? Si c’est le cas, je t’invite à les poser rapidement, mais soyons clair, en aucun cas je ne suis obligé d’y répondre. Et il ne reste plus qu’une demi-heure maintenant. »


    Le fait d’insister comme je venais de le faire sur le temps qui lui restait, m’apporta une certaine satisfaction personnelle. D’un sourire de béatitude je portai à mes lèvres, une fois de plus, le verre précédemment remplit.

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MessageSujet: Re: Comment ne pas se faire violer : leçon n° 1 ! Dim 21 Avr - 19:21

Pour ne pas mentir, je m’en voulais un peu de ne pas avoir prévenu Hiroki ! Mais je ne m’inquiétais pas tant que ça, il finirait par venir ! En fait, l’interdiction de Tanguy lui-même venait de sceller son destin si je puis dire. C’était lui qui allait forcer Hiroki à venir ici ! Ce que Tanguy ignorait, et qui pourtant ne fallait pas oublier, c’était que si j’étais allée dans ce bar cette nuit, c’était dans l’unique but d’aller faire un petit coucou à l’ange durant son travail. Et bien évidement, Hiroki avait été prévenu de ma visite. Combien de temps croyez-vous qu’il compte mettre à ce demandé pourquoi je n’étais pas venue ? Pas longtemps ! Et quand après son service, il n’aura toujours pas eut de nouvelle de moi, comme à son habitude, il viendra directement ici, et ne se gênera pas pour entrer, ayant un double des clés de l’appartement. Hiroki était comme un grand-frère pour moi, et jamais il ne s’arrêtait de s’inquiéter pour moi. Ne pas lui donner de nouvelle de la nuit, alors que j’aurais du venir le voir, était en réalité la meilleure façon de le faire venir. Mais ça, Tanguy l’ignorait, et c’était ce qu’il fallait ! Il ne m’avait promis qu’une heure, il fallait que je continue à gagner du temps ! Chose qui s’avérait plus difficile que prévu, ce dernier ayant déjà passé une bonne vingtaine de minute dans la salle de bain ! Aaah ! Pire que des filles ces garçons là ! Pourtant, mon ultime persévérance était intacte ! D’une façon ou d’une autre, je comptais bien forcer le démon à rester ici !

Le verre accepté par Tanguy, nous finîmes par trinquer « en souvenir du bon vieux temps » ! Ce bon vieux temps… Il pourrait perdurer si Tanguy consentait à rester parmi nous ! Hiroki, Sun Hee & Soo Jin, Akira, Miki… Et j’en passe ! Nous étions tellement nombreux à demeurer ici ! Il ne manquait que Tanguy pour que notre bonheur soit complet ! Mes yeux commencèrent à devenir humides. Si seulement les anges n’avaient pas tant déconnés ! Je comprenais la haine qu’éprouvait Hiroki envers ses congénères ! Les anges n’étaient pas si blancs… C’était une dure réalité qu’il me fallait admettre désormais. Il semblait qu’on ne puisse pas leurs faires confiance. Mais je ne devais pas perdre la face maintenant ! Tanguy était là, en face de moi, grâce à notre persévérance seule, et je devais profiter de ce moment. Tanguy ne perdit pas de temps à avaler le verre que je lui avais servi. Je reposais doucement le mien sur la table pour le moment, la position dans laquelle j’étais installée m’empêchant tout simplement de boire.

L’attention dont faisait preuve Tanguy me toucha, et m’étonna également. Lui qui m’avait dessiné sur le corps pendant des mois, n’aillait tout de même pas se sentir gêné à cause d’un petit bout de peau qui restait à l’air libre. D’ailleurs, dès qu’il lâcha mon t-shirt, celui-ci glissa de nouveau, me dénudant un peu plus que la fois précédente. Tanguy s’assit au pied du canapé, à quelques centimètres de moi, et évoqua les séances de Body-painting passée ensemble ! Ah ! Le bon vieux temps oui ! Mais le plus merveilleux dans cette histoire restait la tête qu’il avait tiré le jour où j’avais accepté ! Chose qui me fit légèrement rire. J’étais d’une grande pudeur autrefois, c’était de sa faute, si désormais j’étais comme ça !

    Ai« Tu aurais vu ta tête le jour où j’ai accepté ! A mourir de rire ! Et puis c’est de ta faute ! Moi je ne voulais pas au début ! »


Un mensonge ? Léger ! Il était vrai que la proposition de Tanguy m’avait atrocement gênée. Mais face à ma curiosité légendaire, je n’avais pas pu résister. Chose que je ne regrettais pas, car elle m’avait permis de me rapprocher de lui. Ce dernier se leva et s’éloigna en direction de la porte d’entrée. Instinctivement, je fis glisser mes jambes sur le coté et me redressa, voyant à nouveau le monde dans le bon sens, prêter à me lever et courir si Tanguy tentait à nouveau de s’échapper ! Je l’entendis à nouveau jouer avec la serrure, me laissant bouche-bé. Etait-il lui-même vraiment en train de refermer cette porte ? Il fallait croire ! Je me mis à rire, allongée sur le canapé, ma tête cachée dans mes bras ! Tanguy ! Pourquoi te piéger toi-même dans cet appartement ? Quand il revint, j’essayais de paraitre le plus calme possible, mais c’est vraiment compliqué, tant tout me semblait extrême dans cette situation. Il se rassit à mes côtés, alors que je venais de reprendre une posture correcte. Une proximité loin de me gêner. J’attrapais le verre posé sur la table avant d’en avaler une gorgée, et de me rallonger sur le canapé, posant ma tête sur les cuisses de Tanguy, le regard vers le ciel, afin de pouvoir le regarder. Un sourire se dessina doucement sur mes lèvres, vraiment, j’adorais ce contact !

Des questions ? J’en avais des milliers, mais je ne pouvais pas les poser comme ça, avec les risques qu’il m’échappe à la moindre question gênante. Pourquoi était-il parti ? Nous détestait-il, Hiroki et moi ? Avait-il retrouvé Line maintenant qu’il était à Alrich ? Comptait-il emménager avec elle ici ? Tant de questions qui me brulaient les lèvres mais qui étaient pourtant si risquées. Aborder Hiroki et Line était chose dangereuse. Notamment Hiroki ! Il fallait que je continue de gagner du temps, tout en faisant croire à Tanguy que Hiro n’était pas au courant, le temps que ce dernier arrive. Une demi-heure pour convaincre Tanguy de rester était suffisante ! Quand à Line, je ne savais pas trop quoi dire d’elle, je l’avais à peine aperçu dans les couloirs du bâtiment. Car oui, je savais que Line se trouvait ici ! Hiroki me l’avait annoncé il y a quelques jours, après l’avoir rencontré par hasard. Pour autant, je n’avais pas abordé la jeune fille, je n’en avais tout simplement pas eut la force. Je me demandais si Tanguy l’avait déjà retrouvé ou non. Après tout, je ne savais pas quand il était arrivé ici. Mais tous ces sujets, je préférais ne pas les aborder. D’une part pour ne pas froisser Tanguy, d’autre part, parce que j’avais peur de ses réponses. Je me contentais alors de faire au plus simple. Qui sait, certains sujets viendraient peut-être d’eux même.

    Ai« L’école d’Audiovisuel ? C’est étonnant dis moi ! Depuis quand ? »


Je continuais de regarder Tanguy, toujours la tête sur ses cuisses. Je devais avouer qu’il était plutôt confortable ! Et puis dans cette position, j’avais le loisir de pouvoir l’admirer. En deux ans, il n’avait rien perdu de sa beauté. Je montais légèrement mes jambes pour les fléchir un peu, laissant à nouveau mes cuisses à découvert. Une véritable aubaine pour moi de mettre épilée récemment. Aucune marque sur mes jambes, si ce n’était les bleus liés aux fois où je me prenais maladroitement des meubles, ou les parties de basket parfois un peu sauvage en compagnie d’Hiroki ! J’avais beau être une femme – car oui, je me considérais comme tel – cet idiot n’avait aucun remord à se comporter sauvagement avec moi. Tournant la tête vers l’horloge du salon, je jaugeais le temps qu’il me restait. Plus grand-chose… Si je voulais forcer Tanguy à rester, je devais agir vite désormais. Faisant une légère moue, je demandais tout bas, telle une enfant, une réponse dont j’étais horrifiée.

    Ai « Tanguy… Est-ce que tu m’aimes ? »


Telle une enfant qui poserait la même question à son père, je baissais légèrement les yeux. Il ne m’avait pas repoussé une seule fois, pas même dans la boite de nuit. J’avais alors un espoir que mes sentiments soient réciproques. Pourtant, l’angoisse fit de nouveau son retour, me nouant à nouveau l’estomac. J’avais tellement peur qu’il me déteste ! Mais si c’était vraiment le cas, il ne serait pas resté. N’est-ce pas ? Sans même attendre une réponse, je me redressais et attrapa son visage entre mes mains avant de déposé mes lèvres sur les siennes. A la fois une occasion pour moi de me détendre, et de le forcer à rester, même si Tanguy était certainement loin d’être sentimental. Si je devais ne plus jamais revoir Tanguy après ce soir, je voulais que cela soit sans regret. Fière de moi, je me relevais complètement et finissais mon verre, me mettant ensuite à califourchon sur les jambes de Tanguy, mes bras encerclant son cou, le sourire aux lèvres. Même si sa réponse m’obsédait, peu importe ce qu’il allait dire, je ne le laisserais pas partir comme ça ! S’il voulait partir, il allait devoir se montrer violent envers moi, et ça, je doutais vraiment qu’il le fasse. Déposant un nouveau baiser sur sa joue, je laissais paraitre mon impatience.

    Ai« Alors ? »

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