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 One Day~

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MessageSujet: One Day~ Ven 9 Déc - 20:05

♣ Line & Akira ♣



    La vie à Alrich n’était pas bien compliquée ou même très agitée. Il faut dire que la transition école de monstres et ville humaine était peu bouleversante, ici les gens se regardaient de la même façon. A se demander quelle sorte d’horreur pouvait bien se cacher sous cette apparence si innocente. A la la…Si seulement ils savaient ! Quoi qu’il en soit, nous étions un vendredi soir et je sortais de la salle de sport épuisé. Une fois de plus j’avais tué le temps en faisant du sport : 100% d’effort mais 0% de résultat ! Je restais toujours aussi peu musclé, à croire que les anges ne pouvaient être musclés avant un certain âge ! Après avoir utilisé toute l’eau chaude des douches du gymnase, je dus abandonner a contre cœur cette vapeur étouffante pour retourner sur un carrelage froid et glissant. Me remettant l’épaisseur de tissu suffisante sur le dos, pour pouvoir sortir dans le froid et le blizzard sans périr, j’en profitais pour méditer sur le reste de ma soirée. Un bon repas, un petit film et au lit. Le programme de rêve oui ! Bouclant mon sac de sport je mis enfin pied dehors pour m’apercevoir qu’il pleuvait comme vache qui pisse..

    Le gymnase se trouvait à environ 20 minutes à pied de liberty avenue, là où j’habitais, comme presque 75% des jeunes d’Alrich. Prenant mon courage à deux mains, ou plutôt mon sac, je m’en servis comme parapluie en accélérant le pas, ne voulant pas rester trop longtemps sous la pluie, même si une question existentielle frappa alors mon esprit : Est-ce qu’on est plus mouillé quand on court sous la pluie ou quand on marche ? Tout le problème était là, quand on marche, on reste certes plus longtemps sous la pluie, mais lorsque l’on court, avec la vitesse on attrape les goutes qui normalement n’aurait pas du nous tomber dessus ! Hum…. Vous n’allez peut-être pas me croire mais grâce à cette interrogation « complexe » le temps passa si rapidement que j’apercevais déjà le dernier virage qui menait à ma rue. Traversant rapidement la route, je regrettais bientôt mon inattention, vous savez, c’est toujours quand on voit le bout d’une épreuve qu’on se relâche, croyant que l’on a atteint notre but…Le rapport avec mon histoire ? Je n’avais pas remarqué la voiture qui tournait à l’angle et elle non plus. Conclusion ? Oui, vous la connaissez tous. Et la vitesse du conducteur n’avait pas arrangé les choses ! Ma seule réaction fut de lancer mon sac avant de faire un pseudo saut qui me permit de ne pas passer sous la voiture. J’eus quand même le privilège de m’écraser bruyamment et brutalement sur le pare prise de celui-ci en l’endommageant sur le coup.

    Quelques roulés-boulés sur le capeau avant de terminer la course sur le bitume mouillé le corps encore crispé. Tout était différent, le froid n'existait plus, chaque goûte était beaucoup plus lourde et plus violente, mon souffle avait était coupé et essayait de revenir sous forme de toussement, j'avais touché le fond. Tout c'était déroulé si rapidement que mon cerveau était comme paralysé, ne sachant plus quoi faire ni comment le faire. Essayant de me redresser, je ne voulais faire qu'une seule chose : sortir de la route, retourner sur le trottoir. Mais alors que je voulus m'appuyer sur mon bras, une terrible douleur de frappant dans l'épaule me faisant perdre équilibre après avoir pus ramper que sur quelques centimètres. C'est à ce moment que je vis comme un flash, une vision ralentit, peut-être cela vous est-il déjà arrivé, comme si c'était la dernière chose que vous pourrez voir. Dans mon cas, il s'agissait d'une voiture qui était arrivée quelques secondes après la première et qui s'apprêtait à lui rentrer dedans. C'est étrange, mais un petit sourire venu habiller mon visage quelque peu écorché puis d'un petit murmure: « Hiro...Désolé ». Le second choc, puis l'horreur. Je poussais un hurlement de douleur en sentant ma jambe passer sous la roue de la première voiture qui avait était poussé d'un bon mètre. Comment avais-je être abandonné par le paradis à ce point ? Avais-je fait quelque chose de mal ?

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MessageSujet: Re: One Day~ Ven 9 Déc - 20:54

Comme tous les vendredis, j'avais un cours du soir. Et oui, au lieu de faire comme tous les autres étudiants, c'est à dire s'arranger pour avoir le moins de cours possible le vendredi, pour rentrer le plus rapidement chez eux ou chez leurs parents. Moi j'avais un cours du soir, qui consisté à apprendre les gestes de premiers secours. Car oui, ce n'était pas tout de savoir s'occuper des malades dans un hôpital, il faut savoir aussi savoir sauver des vies dans la rue. La vie est si dure, si cruelle, qu'il faut savoir sauver des gens à n'importe quel moment et dans n'importe quel endroit. En tout cas c'était ma vision des choses.
Les monstres sont partout, les démons tues toujours aussi froidement et de façon arbitraire. Alors si je pouvais sauver au moins une vie, au moins une victime de l'abandon de Dieu, je serrais heureuse et je sentirais utile.

Dehors il faisait froid, très froid même. Ça m'apprendra à me fier à la météo que la radio annonce tous les matins. "Aujourd'hui, le ciel serra couvert et nous aurons une température moyenne de 7°C"...Et bien non je suis désolé! Il pleuvait à ne pas voir ses pieds et il faisait 2°C! Heureusement que j'avais toujours mon parapluie dans mon sac...Mais c'est les bottes qui vont en prendre un coup.
Avant de sortir de l'école d'infirmière, j'enfilais mon manteau noir et chaud. Il arrivait au même niveau que ma jupe en laine, en haut des genoux. Mon legging d'hiver n'était pas vraiment en contact direct avec le froid, pour la simple raison que mes bottes m'arrivaient en bas des genoux. Comme haut j'avais un chemisier cintré blanc, surmonté d'une polaire et de mon manteau.
Sortant mon parapluie de mon sac, j'adressais un rapide salut de la main à une fille s'était mise avec moi pour l'exercice de cette séance.

Mon école se trouvait à 15 minutes de marche de mon appartement, se trouvant dans le quartier de la Liberty Avenue. Mais je savais très bien que je n'allais pas mettre 15 minutes pour y aller. Mais beaucoup plus. Je marchais lentement, chantonnant la chanson qui me trottait dans la tête depuis cet après midi. Encore cet journée, je n'avais pas eu le temps de faire des recherches sur mon frère. J'étais déçue, mais pas découragée. Après tout, c'était bien à Alrich que tout le monde va. Il viendra surement. Mes petits souvenirs d'enfants étirèrent mes lèvres en un léger sourire.

J'étais presque entrée dans la Liberty avenue quand un bruit strident me fit sursauter. Une voiture avait dérapé non loin d'ici, surement à cause de la pluie. Puis quelques minutes plus tard, un autre choc, et un hurlement perçant. Ce cris de souffrance me donna des frissons dans tous le corps. Je lâchais mon parapluie et courue vers le lieu de l'accident. Deux voitures s'étaient rentrées dedans, et devant la première, un jeune homme était allongé dans la lumière des phares.
Je me précipitais vers lui, m'agenouillant à côté de lui et examinant rapidement les dégâts. Sa jambe était passé sous la voiture. Mon cœur se serra, me rappelant mon accident. Les deux conducteurs se décidèrent de sortir de leur voiture. Remarquant avec frayeur qu'ils n'avaient pas fait qu’abimer la peinture de leur carrosserie. J'avais mon portable en main, essayant d'avoir une barre de réseau pour appeler du secours. J'entendais vaguement les dires des deux hommes.
Le premier voulu reculer sa voiture pour dégager le corps. Je me suis mise à crier à travers le bruit de la pluie, claquant le clapet de mon portable et le remettant dans ma poche.

"Ne touchez pas à cette voiture! Rendez vous utile et allé prévenir les urgences! "

Les deux hommes s'exécutèrent. Pendant ce temps, je retirais mon manteau et ma polaire pour les déposer sur le corps de la victime. Il ne devait surtout pas attraper froid. Le contact de la pluie froide sur ma peau me fit frissonner. Je passais ma main dans mes cheveux pour remettre un mèche derrière mon oreille et je me rapproché du jeune homme. Je lui pris la main entre les deux miennes et lui dit calmement et chaleureusement.

"Ne t'inquiète pas. Tout va bien se passer, tu ne vas pas mourir. Surtout calme toi et respire profondément."

Je sortie de mon sac ma trousse de secours. Et oui! J'avais une trousse de secours dans mon sac! Mais je n'avais rien pour l'alléger de ses douleurs. Je n'avais pas le droit de porter sur moi de la morphine. Je voulais déjà m'occuper des blessures qu'il avait sur le visage. Elles ne me semblaient pas importantes. Je défis mon écharpe pour la placer délicatement sous sa tête. Les phares de la voitures nous éclairés, ce qui me facilité beaucoup la tâche. Je commençais donc à désinfecter ses blessures, en restant attentive à son comportement. Pour le moment il était conscient. Et intérieurement, je luttais pour ne pas me souvenir de mon terrible accident. Je comprenais sa douleur et sa peur. Au bout d'un moment je lui souris, peut être que ce petit signe allé alléger sa peur.
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MessageSujet: Re: One Day~ Ven 9 Déc - 23:06

    Je ne sais pas exactement combien de temps c'était écoulé depuis que ma jambe était passée sous le rouleau compresseur qu'était cette voiture, tout ce que je savais maintenant, c'était que je devais partir loin d'ici et au plus vite. Par chance, ma montre n'était pas cassée, imaginez la scène si en plus, j'avais repris ma forme "monstrueuse", si ça avait était le cas, personne ne me serait venu en aide, au contraire, ils m'auraient achevé en me roulant dessus ! La douleur était si forte que quasiment l'intégralité de mon corps était comme paralysé, seules les goutes d'eau semblaient m'agresser de leur froideur. Seulement, une douce chaleur venue me réchauffer doucement, m'aidant à décrisper mes membres. Dans un premier temps mon corps, puis ma main. Quelqu'un se tenait à côté de moi et me disais que tout allait bien se passer, que je n'allais pas mourir. Oui c'est vrai, je n'allais pas mourir, mais si je restais là ça n'allait pas « bien se passer ». Ouvrant difficilement les yeux pour voir qui était à côté de moi, je les refermais aussitôt en sentant cette personne toucher mon visage et le désinfecter. Le point positif dans cette histoire, c'est que la douleur du désinfectant était si faible par rapport au reste que je ne le sentais même pas sur mes multiples plaies. Comme quoi, ça a des avantages de se faire faucher par une voiture ! Mais je ne conseille pas ça avant de se désinfecter une plaie...Il y a d'autre moyen plus doux !

    A plusieurs reprises je sentais mon esprit partir dans un monde meilleur, mais à chaque fois je me forçais à rester conscient, non pas que j'avais peur de ne pas me réveiller, disons plutôt que je ne voulais pas la faire paniquer pour rien. Ma respiration était toujours saccadée, mais commençait à devenir plus régulière, je resserrais sa main quand une douleur me lançait pour ensuite la relâcher doucement. Et dire que tout ceci ne serait pas arrivé si j'avais plus attention...C'était peut-être une sorte de leçon que l'on me donnait et que j'acceptais. Après tout, ce qui ne tue pas rend plus fort, maintenant...Il ne me restait plus qu'à ne pas y rester, facile non ?

    Interceptant calmement la douce main de cette personne, je pus enfin ouvrir les yeux pour y découvrir à l'aide des phares de la voiture une jeune fille, une asiatique. Je lui rendis sont sourire si chaleureux mais en fronçant par la suite les sourcils, sentant une douleur au niveau de ma lèvre. J'avais dû me la couper dans la chute...Prenant une grande inspiration, je serrais un peu plus sa main pour me redresser du mieux possible pour finalement pousser un léger gémissement de douleur avant de basculer contre celle-ci. Je ne m'imaginais même pas les dégâts que j'aurais subit si j'avais été un humain, je devais bien avouer que ma race m'avait permis de limiter les dégâts, mais aussi de les arranger. Plus le temps passait, plus la douleur se dissipait hormis ma jambe qui elle n'avait véritablement pas été épargnée.

      AkiraNon…Pas les urgences…Faut pas…Restez là. Un coin calme…C’est tout ce qu’il faut. Je...


    Je restais un moment contre elle jusqu’au moment où mes yeux se refermèrent doucement et ma tête se posa contre sa poitrine. J’avais cessé de lutter et à présent tout mon corps se détendit doucement jusqu’à ma main qui, quand à elle, fini par lâcher prise à la sienne pour retomber lourdement.


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MessageSujet: Re: One Day~ Ven 9 Déc - 23:41

Cette journée devait être calme. Il me suffisait de rentrer chez moi, de prendre un bon bain et une bon repas pour commencer un week end normal, fait de travail et de mélancolie. Mais pas cette fois. Car au lieu d'être dans mon bain, j'étais sous la pluie, trempé jusqu'à l'os, essayant de sauver un jeune homme fauché par une voiture. Il était vraiment mal en point. Sa jambe avait été écrasé, son épaule brisé, son visage saccadé de blessures et je pense que le bassin a dû aussi prendre cher. Le temps s'était arrêté, je ne me préoccupais même plus du froid, du vent, de la pluie et de la transparence de mon chemisier blanc. Tout ce que je voulais, c'était de sauver cet homme. Il ne méritait pas de mourir comme ça, il ne devait pas mourir comme ça. Personne ne devrait mourir aussi stupidement.
Je me fiais aux pressions qu'il exerçait sur ma main. Sa main était froide, mais présente. Je devais lui faire confiance. Je sentais qu'il luttait pour rester éveillé, il était courageux.

Au bout d'un moment, il essaya de se relever. Instinctivement j'ai placé mon bras contre son dos pour le soutenir. Je cherchais à travers ses cheveux, et les mèches qui me tombaient dans les yeux, son regard.

"Il ne faudrait pas que tu bouges. Tu risques d’aggraver tes blessures."

Mais il ne m'écouta pas, et dans un gémissement, il tomba sur moi. Je basculai légèrement en arrière avant de me stabiliser. Il articula quelques mots, me demandant de partir d'ici. J'étais perplexe, pourquoi ne voulait-il pas aller aux urgences ? Il voulait mourir ? Je me forçais à sourire, craignant le pire.

"Il faut que tu ailles à l'hôpital...sinon tu risques de mourir."

Et d'un coup, une pensé frappa mon esprit. S'il ne voulait pas aller aux urgences, c'est qu'il avait quelque chose à cacher. Normalement, une personne normale n'aurait pas dépensé autant d'énergie pour demander de partir d'ici. Cet homme ne devait pas être humain. C'était un monstre. Mais quel genre de monstre ? Je ne voulais pas m'attarder sur cette question. S'il voulait se cacher, je l'aiderais.
Je regardai rapidement autour de moi, il n'y avait personne dans la rue, et l'ambulance ne donnait pas de signe de vie. Intérieurement, je luttais contre mon coeur, me disant de faire ce qu'il me disait, et mon esprit, récitant avec force ce qu'on m'avait appris. "Il ne faux pas déplacer un accidenté! On risque d'aggraver ses blessures, ou de le tuer!"

Ce qui me sortit de ma lutte interne était sa main qui a lâcher la mienne, pour tomber sur le sol. Sa tête rencontra ma poitrine, il avait perdu connaissance. Progressivement, mon corps se mit à trembler et des larmes coulèrent le long de mes joues. J'avais été trop lente ? Il était mort ? Je le bougeais faiblement, essayant de provoquer une réaction chez lui. Je lui repris la main et la serra.

"Et! Réveilles toi! Tu ne peux pas mourir! Je ne veux pas que tu meurs"

Pas de réponse. Je me mordis la lèvre et me retourna en entendant au loin la sirène de l'ambulance. Je pris une grande inspiration et passa mes bras sous ses aisselles et commença à le tirer à l'intérieur de la ruelle. Je m'excusais silencieusement pour sa jambe.

J'ai réussis à le tirer jusque dans une petite ruelle calme, faiblement éclairée par des lampadaires et à l’abri de la pluie. Je le posais délicatement sur le sol. Je passais ma main sur son visage, dégageant ses cheveux. J'essayais de retenir mes larmes. C'était si triste. Mais je ne voulais pas abandonner. J'ai donc commencé à lui faire un massage cardiaque, puis du bouche à bouche. Le froid tiraillait mes muscles et mes os, mes mains plaquées sur son thorax tremblaient, et agrippées péniblement son manteau trempé.
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MessageSujet: Re: One Day~ Dim 11 Déc - 16:38

    Un vendredi soir à Alrich, enfin une soirée mouvementée, ou tous les jeunes de la ville en profitais pour sortir ou se relaxer. Et bien évidemment, je n’y faisais pas exception. Quoique pour moi, c’était un peu différent. Je travaillais comme DJ dans une boite de nuit de la ville, ce qui m’obligeait à sortir tous les soirs, mais bon, mes soirées préférées restaient du vendredi et du samedi. La fin de la journée arrivant enfin, je commençais d’ailleurs à me préparer. Une douche, puis l’habillage. Une tenue des plus simples, un jean et un T-shirt, recouvert par une veste. Non pas que j’ai froid dans mon appart’, mais je ne pourrais probablement en dire autant dehors. Il pleuvait carrément des cordes. Je préparais donc un parapluie à coté de la porte, pour ne pas l’oublier en partant. Je réunissais également le reste de mes affaires qui trainaient un peu partout : clés, portable, portefeuille. Je rangeais également dans un coin mes affaires de cours. Vous seriez choqué de me voir en cours. Bien que je sois à la fac, je suivais mes cours avec le plus grand sérieux. Rien à voir avec celui que j’étais avant, à sécher 3 jours sur 5. Non, je n’avais pas vraiment changé, disons simplement que j’avais muri. Et puis ce que je faisais m’intéressait. Ayant fini de « ranger » mon appart’ je pouvais enfin partir bosser. Un dernière petit coup d’œil sur ma tenue vestimentaire avant de partir, et c’était bon.

    Fermant mon appart’ à clé après l’avoir quitté, mes yeux se fixèrent sur une porte un peu plus loin. Celle de l’appart’ d’Akira, mon petit frère. Je sais, c’est un peu bizarre, mais Aki et moi ne vivions pas ensemble, mais étions voisins. Disons que je ne voulais pas laisser mon frère trop loin, afin de pouvoir le surveiller, mais en même temps, je ne suis pas sur qu’il aurait voulu me voir rentrer deux ou trois fois par semaine avec des conquêtes différentes. Surtout des mecs…. Nous avions donc décidé de se contenter d’être voisin, et c’était pas plus mal. Je me dirigeais donc vers la porte de l’appartement d’Akira pour sonner. Je ne savais pas ce qu’il avait préparé pour sa soirée, mais s’il n’avait rien à faire, je l’emmènerais bien avec moi. Après avoir attendu cinq bonnes minutes derrière la porte, j’essayais de l’appeler, mais no réponse…. Il était probablement bien occupé. C’est donc seul que je quittais l’immeuble et prit le chemin de mon travail.

    Dehors, la pluie s’abattait de toutes ses forces. Les gens se débrouillaient comme ils pouvaient pour se mettre le efficacement et rapidement à l’abri. Moi, je ne me dépêchais pas plus que ça, protégé par une veste en cuir et mon parapluie. Et puis, se dépêcher pour éviter la pluie, ça créait toujours des accidents. Entre ceux qui glissaient parce qu’ils avaient couru, ou ceux qui se faisaient reversé car ils ne s’arrêtaient pas pour traverser, on peut dire que la pluie n’était pas vraiment un symbole de joie. D’ailleurs, en parlant d’accident, il y en avait eut un. Dans la rue au bout de Liberty, deux voitures étaient arrêtées, et visiblement, elles s’étaient rentrées dedans. Je continuais mon chemin sans m’en soucié, jugeant que tout cela ne me regardait pas, jusqu’au moment ou je vis une fille déplacé un corps. Mais qu’est ce qu’elle foutait ? Je fis demi-tour pour me rapprocher doucement et comprendre ce qu’il se passait. Le corps était-il blessé ? Ne valait-il mieux pas attendre la venue des secours ? Ma curiosité l’emporta sur le reste, et bientôt, je regrettais simplement de ne pas être arrivé cinq minutes plutôt.

    En me rapprochant, je finis par réussir à identifier le corps. Akira… Akira ! J’avais gueulé son nom au milieu de la route, avant de me mettre à courir pour les rejoindre dans la ruelle. L’angoisse et la peur montait doucement en moi, tandis que j’essayais de comprendre par moi-même ce qui avait bien pu se passer. Une fois dans la ruelle, je le vis étendu au sol, avec une jeune fille à ses cotés, lui faisant du bouche à bouche. Non… Les larmes montèrent toutes seules et finirent à se mélanger à la pluie qui coulait sur mon visage, ayant abandonné le parapluie au sol en voyant Akira inanimé. Je me rapprochais doucement et m’agenouilla à coté de son corps. Je lui mettais quelques légèrement claque au niveau des joues, comme quand je cherchais à le réveiller quand il dormait trop.

      Hiro – « Aki… Réveille-toi… Réveille-toi… Réveille-toi, Merde ! Mais qu’est ce qu’il s’est passé ?! »

    Ma voix avait encore une fois résonnée de plus belle, n’arrivant pas à me calmer. Ma douleur interne se faisant de plus ne plus forte, et oubliant complètement mon orgueil, je me mis à pleurer de plus belle. Tout cela n’aurait jamais du arriver… C’était leur faute… C’était la mienne également… Nous étions tous responsable de se qui venait de se passer. J’attrapais une des mains de mon petit frère, en la serrant le plus possible alors que je priais intérieurement. En saisissant sa main, je réussis à s’en un léger battement au niveau de son poignet. Vivant… Il était vivant ! Je collais ma tête contre sa poitrine pour entendre quelques légers battements de cœur. Sur le coup, je voulais tout simplement enlever sa montre pour qu’il se régénère seul, mais avec la fille à ses cotés, je ne pouvais pas… Il allait falloir attendre les secours. Je lui lançais un regard noir, repensant que c’était elle qui venait de déplacer son corps, alors que les secours étaient probablement en route.

      Hiro – « Putain, mais pourquoi l’avoir amené ici ?! Il fallait appeler l’hôpital ! Il risque sa vie ! T’es conne ou tu le fais exprès ?! »

    Gentillesse : 100% , évidement ! Je sortis mon portable de ma poche pour faire ce qui aurait été le comportement le plus intelligent qu’il soit : appeler les secours. J’examinais Akira, pour essayé de déterminer les blessures qu’il avait pu subir, mais sans grand succès, je me contentais seulement de donner le lieu ou nous nous trouvions, et une légère description d’Akira. Je saisis ensuite une nouvelle fois sa main, tentant de le rassurer, même si intérieurement, je cherchais plus à me rassurer moi-même. Si j’avais pu, je lui aurais instantanément donné ma vie pour être certain qu’il s’en sorte, mais je n’avais pas ce don…

      Hiro – « Ca va aller Aki… Tu vas t’en sortir, je te le jure ! Jte laisserais pas tomber…. Tiens encore un peu le coup ! P’tit frère… »

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MessageSujet: Re: One Day~ Mar 13 Déc - 18:21

Le vent de cessait de souffler, et de s’engouffrer dans le petit abri dans lequel je me trouvais, avec un homme blessé. Mes vêtements étaient tâchés de sang et me collé à la peau. Une sensation désagréable d’ailleurs…je n’étais pas libre de mes mouvements. Je tremblais de froid et d’angoisse. Il fallait que je sauve cet homme. Quoi qu’il m’en coute, je ne pouvais pas le laisser mourir. Je ne pouvais pas l’abandonner à ses douleurs et le confier à des gens qu’il ne voulait pas voir.

Pendant que j’étais en train d’essayer de garder en vie cet homme, un second arrivant en courant dans la rue. Il était trempé jusqu’à l’os. Je me poussais légèrement du corps pour le laisser se placer. Il commença à l’appeler, et lui donner des claques. Il s’appelait donc Aki, surement le surnom de Akira. Leur affinité me fit comprendre qu’ils étaient proches tous les deux. La détresse et la peur se lisait sur le visage de cet homme, en le voyant ainsi, mon cœur se serra dans ma poitrine, faisant monter mes larmes et le stress. Je n’arrivais pas à sortir un mot de ma bouche, juste un « ça va aller, ne t’inquiète pas » était incapable de raisonner à l’extérieur de moi. Je me sentais tellement mal, tellement triste.

Mais mon devoir n’était pas de pleurer devant cette scène touchante. Je devais faire quelque chose pour éviter qu’Akira meure. Je repris calmement mes esprits, évaluant une nouvelle fois ses blessures et cherchant le meilleur moyen de l’apaiser de ses souffrances. Mais aussi pour calmer son ami. Je ravalais mes sentiments et essayai d’afficher une expression rassurante et sûre de moi sur mon visage. J’allais enfin pouvoir parler, quand l’homme se retourna vers moi, et me dévisagea avec froideur. Puis il m’agressa verbalement, affirment que j’avais fait une erreur et, au passage, m’avait traité de conne. Sur le coup je suis restée bouche baie. Ne savant pas quoi dire pour ma défense. Il sortit son portable pour appeler les secours. Ceux que j’avais déjà appelés depuis un quart d’heure, bien évidement. C’était la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Mon visage s’est refermé et j’ai regardé l’homme droit dans les yeux.

« Ecoutes moi bien mon gars, je ne sais pas qui tu es et de toute façon je n’ai pas envie de le savoir. Mais sache que sans moi, ton copain ne serrait peut être plus là, alors calme tes ardeurs. Et puis de toute façon j’ai déjà appelé les secours. Mais Akira ne veut pas aller à l’hôpital. »

Je regardais dans la rue de l’accident, les lumières de l’ambulance éclairaient périodiquement les murs de la ruelle. Je me mordis la lèvre inférieure, prenant mon courage à deux mains et pour lutter contre ma raison. Je me levais discrètement, regardant l’homme agenouillé.

« Je t’interdis de l’emmener ou d’emmener les secours ici. Clair ? »

Je n’attendis pas la réponse et m’engageais dans une ruelle parallèle, qui me ramenait à la rue principale, sans me faire voir. Je me faufilais discrètement dans le camion de l’ambulance, pendant qu’ils étaient tous en train de chercher le corps d’Akira. J’en suis ressortie quelques minutes après, récupérant au passage ma polaire, mon blouson, mon écharpe et mon sac. Je revins près des deux hommes, déposant tout mon petit matériel devant moi. Je dépliais rapidement la couverture de survie pour la placer sur le corps refroidit. Puis j’ouvris le sachet qui contenait une seringue et un petit bocal remplie de liquide transparent.

« C’est de la morphine, histoire de calmer ses douleurs. Et ne t’inquiète pas je sais ce que je fais.» Précisais-je.

Après avoir remplie la seringue à moitié du liquide, je déchirais le bas de son jeans. Sa jambe était en sang et gonflée. Il devait avoir une hémorragie internet, et si on ne faisait rien, il allait la perdre. Je plantais la seringue dans sa jambe et injecta doucement la morphine. J’avais dans ma main gauche son poignet, faisant attention à son pouls. Après avoir attendu une minute après l’injection de morphine, je pris une bande pour lui faire du mieux que je pouvais un garrot à mi-cuisse.

« Sa jambe est passé sous la voiture, son os doit être complètement broyé et le sang doit stagner dans les tissus. Malheureusement je ne peux rien faire, à part…(je réfléchissais à une solution pour ralentir l’hémorragie, le temps que l’on trouve une autre solution. Une idée me vint à l’esprit, et j’eu mal pour lui.)…Je peux toujours lui faire une entaille dans la jambe pour que le sang s’écoule, mais ce n’est pas sans risques. »

Je regardais le visage d’Akira. Un si beau visage meurtrit de blessures. Il me faisait penser à un ange, un bel ange. Je pris une grande inspiration et ouvrit le scalpel que j’avais pris dans l’ambulance. Je passai légèrement la lame scintillante contre la peau violette de sa jambe. Le sang coula à travers la coupure. Je ne l’avais pas fait profonde pour ne pas blesser les muscles, mais juste assez pour que le sang puisse s’évacuer normalement. Je pris une compresse dans ma main droite, contrôlant le flux de sang, tout en gardant son poignet dans mon autre main. Je n'aimais pas cette situation. Mais je ne pouvais pas tout lâcher, je ne pouvais pas permettre à mes nerfs de lâcher.
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MessageSujet: Re: One Day~ Mer 14 Déc - 23:36

    Tenant toujours la main d’Akira dans la mienne, je continuais d’essayer de me convaincre que tout irait bien, et de contrôler ma rage. Bien sur, je n’y arrivais pas. En fait, je n’avais jamais été confronté à une telle situation. Je savais bien qu’à faire le con sur terre ce genre de chose pouvait arriver, mais pas une seule seconde de ma vie j’ai pensé que ça puisse lui arriver à lui… Ca n’aurait jamais du arrivé d’ailleurs. A l’intérieur de moi-même, je les maudissais, en même temps que je me maudissais. Si je n’avais été aussi égoïste, s’ils n’avaient pas été si cons, nous n’en serions pas là. Ils avaient beau représenter ma « famille », je les haïssais chaque jour un peu plus. Pour ce qu’ils avaient fait à Tanguy, pour ce qu’ils faisaient subir à Akira… Il n’était pas capable de survivre seul ici, alors pourquoi ne pas le laisser rentrer et le punir là-bas… Mon cœur se serrait de plus en plus, comme comprimé au milieu de quatre parois. L’idée que je puisse perdre Akira dans les minutes qui viennent me terrorisait, à tel point que j’en avais envie de vomir. Seulement, au dessus de ma tristesse, il y avait ma rage, et les choses ne s’arrangèrent pas en entendant la réponse de la jeune fille.

    Les secours, elle les avait appelés, seulement, elle avait visiblement changé d’avis entre temps. Ma rage se faisait de plus en plus grande à chaque son qui sortait de sa gorge, si bien qu’au bout d’une dizaine de mot, je du me faire force pour ne pas l’égorger sur place. Sa connerie était encore plus ahurissante que ce que je pensais. Dans certaines situation, j’en aurais tout simplement ris, mais là, la vie de mon petit frère était en jeu, alors je n’avais en aucun cas envie de rire. Bon regard se fit de plus en plus froid au fur et à mesure qu’elle m’expliquait avoir appelé les secours puis déplacé Akira, à sa demande de ne pas aller à l’hôpital. Bon, cette fille n’était pas la seule conne dans cette histoire, je vous l’accorde. Seulement, savoir qu’elle avait accepté de réaliser la requête d’Akira ne fit que renforcer ma colère. Aussi bien que je la laissais à peine finir sa phrase que je l’agressais de nouveau.

      Hiro –
      « Ce que ce gosse veut, j’en ai strictement rien à foutre ! Soit un peu intelligente et responsable dans ta tête ! Si t’avais suivi une procédure normale, il serait peut être déjà sauvé ! »

    Ce n’était pas l’envie de l’exploser contre le mur qui me manquait, non, bien au contraire. Mais pour l’instant, j’avais autre chose à faire que de me battre avec elle. La vie d’Akira était toujours en jeu. Je tournais la tête vers Liberty Avenue pour voir les lumières de l’ambulance éclairées à intervalles réguliers les murs qui nous entouraient. Je me levais prêt à aller les chercher pour qu’on emmène le plus vite possible Akira. Seulement, elle m’interdit de le faire. Se croyait-elle vraiment en position de me donner des ordres ? Donnez-moi un couteau, un flingue, une clé anglaise, n’importe quoi ! Mais par pitié… Laissez-moi en finir avec elle ! Alors qu’elle partait enfin, pour une raison inconnu, je m’accroupis de nouveau aux côtés d’Akira et lui enlevais la montre qui se trouvait autour de son poignet. Bon okey, si quelqu’un arrivait, nous serions dans la m*rde, mais je n’avais rien trouvé de mieux pour le moment pour stabiliser son état. Et puis, quelque chose me disait que l’autre grognasse n’allait pas tarder à revenir. Et effectivement, elle revint plus vite que prévu. En entendant ses pas, je remis rapidement sa montre à Akira.

    Ses blessures étant beaucoup trop graves, même pour un ange, le temps passé sous sa vraie forme n’avait permis que d’effacer les blessures les plus superficiels. Elle posa quelques trucs à coté d’Akira. Exclusivement du matériel de médecine… J’avais peur là… Très peur… Mais à quoi jouait-elle ? Contrairement à ce qu’elle pouvait affirmer, j’étais persuadé qu’elle ne savait pas se qu’elle faisait… Je regardais alternativement Akira et le tube de morphine…. Qui sait quel effet ça aura vraiment sur lui… ? Je l’écoutais me raconter pour sa jambe. La solution qu’elle proposait me déchira le cœur et raviva mes larmes. Je ne pouvais pas… Je ne pouvais pas la regarder faire ça devant moi… Je me mordis la lèvre pour m’efforcer de garder mon calme, mais en vain. Je me relevais rapidement et frappa de toutes mes forces dans le mur le plus proche, à tel point que je sentis certains os se casser. Je n’en pouvais plus. Je ne supportais plus la situation. A cet instant, j’aurais donné ma vie pour qu’on sauve mon petit frère, mais ce n’était pas aussi simplement… Pas même avec eux.

    Je voulais me refuser de voir ce qu’elle comptait faire, mais si nous en étions là, c’était par ma faute. Je n’avais donc pas le droit de fermer les yeux devant ce cauchemar. Je m’agenouillais à nouveau devant le corps d’Akira. L’angoisse, la haine et la tristesse se mélangeaient en moi, à tel point que je dus serrer les dents pour ne pas vomir. Je suivais le scalpel des yeux qui glissait doucement sur la peau d’Akira. J’aurais tout sacrifié pour que ça s’arrête maintenant. Pour qu’il ouvre les yeux, se relève et me dise qu’il veut rentrer. Je suivais tous ses gestes un à un. Alors qu’elle compressait le sang, je me relevais pour vomir un peu plus loin. Je n’en pouvais plus, mon corps n’en pouvait plus, mon d’esprit non plus ! J’avalais un chewing-gum avant de revenir vers eux, un peu plus hargneux. Je retirais ma veste et la posa sur le corps glacé de mon petit frère lui remettant quelques baffes au passage, espérant le réveiller. Je regardais à nouveau la jeune fille, le regard toujours aussi noir.

      Hiro – « Et maintenant Miss je sais tout ! On fait quoi ? Il faut l’emmener à l’hôpital ! Ces os vont pas se recoller tous seuls ! Tes conneries ça va bien trente secondes, mais tu vois bien que ça sert à rien ! Moi jvais chercher les médecins ! »

    Je tournais le talons et commença à m’éloigner pour rejoindre la rue principale, ou je l’espérais, les secours seraient encore présents.

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MessageSujet: Re: One Day~ Ven 16 Déc - 9:51

    Je ne me souviens plus exactement des détails, ni même de la dernière chose que j'avais fait. J'avais perdu tout mes repères, mais j'entendais les bruits autour de moi me rappelant que j'étais toujours de ce monde, même si je ne comprenais pas un mot à ces paroles. De sortes de bruits irritants parvenaient à mes oreilles, mon corps quand à lui ne me répondait plus, j'étais véritablement impuissant face à la situation. Comment avais-je pu en arriver là ? Plus le temps passait, plus l'environnement dans lequel je me trouvais devenait bruyant comme si des gens se criaient dessus, s'agressaient verbalement voire physiquement ? Je ne savais pas trop, mais c'était vraiment insupportable et j'aurais donné n'importe quoi pour que cela s'arrête. Sentant alors un froid immense m'envahir, d'un violent tremblement mon esprit devenu alors beaucoup plus lourd, les bruits quand à eux commençait à se dissiper, résonner dans ma tête endolorie. J'avais peur oui, entendre ses bruits me fatiguaient, mais ne plus rien n'entendre à par ma respiration me rendait presque fou.

    J'étais mort ? Peut-être, du moins j'étais victime d'une hallucination...J'étais dans une grande pièce blanche, sans odeur ni bruit. Au début, j'avais bien cru au paradis, mais en fait non, le paradis ne ressemblait pas du tout à cette cellule. Je me mie alors à frôler les parois, espérant trouver une porte, poignée, une sortie en outre ! Mais rien, je ne faisais que tourner en rond. Tourner ?! Stupéfait, j'examinais mon corps, il était indemne, sans blessures, ma jambe n'était pas douloureuse bien au contraire ! Mais bien vite, cette cellule souleva mon côté claustrophobe et je commençais à paniquer. J'hurlais à pleins poumons le nom de mon frère dans le but qu'il me réponde, qu'il me fasse un signe ou mieux, qu'il m'ouvre la porte de cet enfer. Mais une fois de plus rien, il fallait se faire une raison j'étais bloqué ici, et seul Dieu savait combien de temps ce petit jeu allait durer !

    J'étais assit, les genoux rabattus contre la poitrine depuis 2 minutes, 2 heures, 2 jours ? Une fois de plus je ne savais pas, la notion du temps n'existait plus. Soudainement, une douleur se fit sentir au niveau de ma cuisse, puis celle-ci devenue lourde, comme si on venait de m'injecter quelque chose. Mais cette chose ne faisait pas que rendre la jambe lourde. Perdant l'équilibre à plusieurs reprises, je me résignais à rester assit, relevant le bas de mon jean où la douleur se faisait sentir. C'est à ce moment précis que l'horreur commença, une odeur venue s'imprégner dans me narines, une odeur que je connaissais bien, celle du sang. Mon jean avait pris quand à lui une couleur rougeâtre avec quelques nuances bordeaux. Terrifié à la vue de cela, je m'empressais de relever l'intégralité de mon jean pour y trouver une jambe littéralement broyer et découper sur un bord se vidant peu à peu de son sang. D'abord en état de choc, je poussais par la suite un hurlement, voyant à présent ma jambe reposée dans une petite flaque de sang sur un sol blanc éclatant. Mais la suite ne fit que renforcer ma peur, un blizzard, voilà ce que je ressentais. Mon corps tout entier se mit à trembler, l'air que je respirais n'apportait plus d'oxygène. Basculant doucement en arrière, je venue m'écraser lourdement, avec l'impression d'avoir atteint mes limites, de rendre l'âme.

    Du côté de la jeune fille qui m'avait aidé, mon corps devenait de plus en plus froids et les tremblements qui avaient débuté quelques minutes après l'injection de la morphine commencèrent à se calmer pour disparaître totalement. Devenant alors complètement immobile, j'ouvris soudainement les yeux observant rapidement la scène autour de moi. La fille était toujours à mes côtés et je ne me trouvais plus sur la route, merci à elle...Ce que je ne comprenais pas était la présence de mon frère ici. Il devait être vraiment furieux...Rassemblant le peu de forces qu'il me restais je criais à moitié son nom pour l'empêcher de partir. Je ne savais pas vraiment où il comptait aller, mais si je devais mourir, je voudrais qu'il reste jusqu'au bout. Toussant violemment par la suite, j'arrachais ma montre qui se trouvait à mon poignet sans réfléchir avant de retomber tête sur les genoux de la jeune fille, dans un lourd sommeil. D'imposantes ailes blanches apparurent donc doucement, même si celle-ci se révélaient être légèrement tâchées de sang.

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MessageSujet: Re: One Day~ Ven 16 Déc - 11:53

Je ne savais pas depuis combien de temps j’étais assise près de Akira, en train de lui tenir le poignet, et de réguler le sang qui s’échappé de sa jambe. La pluie assombrissait la visibilité que j’avais de mon environnement. Je ne pouvais qu’apercevoir de vagues taches lumineuses, qui désignaient la présence des immeubles non loin de nous. Je les regardais avec envie, pensant à mon appartement chaud et confortable…et surtout à mon bain ! La lumière de l’ambulance me stressées plus qu’autre chose. Et pour ne pas arranger les choses, je me faisais gueuler dessus par un parfait in connu en pleine crise de nerfs parce que son ami ou son frère, je ne sais pas, était en train de mourir dans mes bras. Je comprenais sa douleur, mais ce n’était pas faute si Akira s’était fait renversé par une voiture. Bon d’accord, si nous étions là, à nous cacher des hommes qui pouvaient lui sauver la vie, c’était en partie de ma faute. Mais qu’est-ce qu’il y a de mal à suivre son cœur ? Il m’a demandé de partir, on est partit. Un point c’est tout, il n’y a rien à dire de plus. Et plus cet homme me criait dessus et me reprochait tous les malheurs du monde, j’avais de plus en plus envie de me lever et de partir loin d’ici. Après tout j’avais totalement suivit la procédure de sauvetage. J’avais pensé ses blessures les plus superficielles et arrêté l’hémorragie qui s’étendait dans sa jambe…bon je l’avais déplacé, et pas avec une grande délicatesse…mais à part ça je n’avais rien à me reprocher.

Au bout d’un moment, le corps d’Akira se mit à trembler. Il avait froid ? Il réagissait mal à la morphine ? Pour tout vous dire je n’en avais aucune idée. Et ça me faisait peur. Peut-être que j’avais fait une erreur en manipulant la morphine. Je lâchais doucement son poignet et posai ma main sur son épaule. Je commençais à la caresser doucement pour essayer de le calmer. Je me mis à chuchoter quelques mots pour qu’il se calme.

« Calme-toi. Tout va bien se passer. Tu vas t’en sortir. Aller, calme-toi. »

Peu à peu, il se calma. Je soupirais de soulagement. Mais je n’étais pas pour le moins sereine. Car son ami me bassiner encore les oreilles. En plus, il venait de se casser les os de la main en frappant contre un mur. Non mais je vous jure. Comme si on n’était pas assez occupé avec Akira. Il fallait qu’il se blesse aussi. A bout de nerfs, moi aussi, je déclarais en voyant l’homme arrogant partir chercher les secours.

« Très bien vas-y. De toute façon je n’ai plus rien à faire ici. J’ai fait ce que j’avais à faire. Et au passage, tu n’auras cas leur demander de réparer ta main. »


Je m’apprêtais à me relever, enlevant ma main sur l’épaule d’Akira, et retirant la compresse imbibée de sang de sur sa jambe, quand ce dernier ouvrit les yeux. Je me rassis immédiatement à côté de lui. Il avait l’air sous le choc, et je le comprenais. Un petit sourire étira mes lèvres, j’étais heureuse de le voir en vie et conscient. Il essaya d’appeler l’homme qui partait. Mais je crains qu’il n’eu pas entendu. Je me retournais donc vers lui. Criant à moitié.

« Reste là. (Un moment de silence coupa ma phrase. J’avais peur de sa réaction.) Akira veut que tu restes ici. »

Akira toussa violement, attirant de nouveau mon attention, avant d’arracher sa montre. Deux immenses ailes blanches s’étendirent sur le sol. Je poussais un crie de surprise. Je regardais avec stupéfaction les ailes. D’un coup tous mes souvenirs d’enfance réapparurent. Les anges qui vinrent me chercher, m’arrachant ainsi à mon frère. Puis leur silence arrogant devant mes prières et mes demandes. Je l’ai avait longtemps cherchés, leur suppliant de me ramener mon frère, de nous rassembler de nouveau. Des larmes inondèrent mes yeux et coulèrent sur mes joues. De la rancœur et de la haine se mélangèrent à ma tristesse. J’essuyais grossièrement mes larmes, tâchant mon visage de sang. Je regardais l’homme qui était près de moi. Mes mains tremblaient sur les épaules d’Akira, agrippant son-t-shirt.

« Un ange ?! Akira est un ange ?! Et toi aussi je suppose ! (Mes paroles étaient saccadées par mes sanglots. Je voulais tellement les traiter de tous les noms, leur montré à quel point je les détestais. Mais j’en étais incapable. Je ne pus que réclamer ma requête, encore une fois près de ces anges :) Rendez-moi mon frère ! C’est à cause de vous que nous sommes séparés ! Rendez le moi ! Vous n’aviez pas le droit de nous séparer ! Tanguy ! Dites-moi où il est ! Où est mon frère ! »

J’abaissais ma tête, pleurant ouvertement. Une profonde cicatrise qui séparé mon cœur s’était réveillé et me faisait souffrir. J’avais tellement envie de leur faire mal, aussi mal qu’ils m’avaient fait souffrir pendant toutes ces années. Mais j’en étais incapable, tout simplement parce que je ne pouvais pas faire de mal à un ange. Tout ce que je pouvais faire, c’était de pleurer comme une gamine.
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MessageSujet: Re: One Day~ Mar 20 Déc - 21:24

    Bien décidé à sauver mon petit frère par tous moyens, je m’étais volontairement dirigé vers l’autre rue – celle ou avait eut lieu l’accident – pour faire appelle à de vrais médecins. En temps normaux, je n’aurais jamais fait appelle à eux. Encore moins pour s’occuper d’Akira. Ce gosse était bien trop sensible pour cela. Mais pour moi comme pour lui, la situation était trop critique, et mes nerfs avaient largement atteints leurs limites. Honnêtement, si j’avais pu sauter d’un pont pour ne plus avoir à ressentir tout cela, je l’aurais fait. Et puis aller chercher les secours et emmener Akira à l’hôpital me permettrait d’arrêter de me demander comment tuer l’autre imbécile avec tout les objets environ. Oui, depuis tout à l’heure inconsciemment je me demandais comment la tuer avec une brique, des ordures ou autre. A l’instant, on me montrerait même une fleur, je vous trouverais un moyen de la tuer avec une fleur. Qui a dit que les anges étaient des êtres purs et d’une extrême bonté ? Certainement quelqu’un qui ne me connaissait pas…

    Accélérant le pas une fois au bout de la rue, je m’arrêtais net en croyant entendre mon nom. Je cru pendant quelques secondes que c’était une hallucination, car seul Akira connaissait mon nom, mais vu l’état dans lequel il était j’étais persuadé qu’il ne serait même pas en état de bouger. Faisant un pas de plus, ce fut au tour de la fille de me demander de rester, je m’apprêtais à lui gueuler que je devais aller chercher les secours de toute urgence quand je me retournais mais des magnifiques ailes blanches, similaires aux miennes firent leurs apparitions. Mais quel con… Je repartis en courant aux cotés d’Akira, l’attrapant par le col de son haut, prêt à lui mettre une droite, mais voyant qu’il s’était rendormi, je renonçais. Pourtant, ça ne changerait rien au fait qu’il finirait par en prendre une. Il l’a prendrai seulement un peu plus tard. Me baissant doucement pour reposer la totalité de son corps au sol sans lui faire plus mal, je surveillais la réaction de la fille à coté de moi. Soit on avait de la chance, c’était un monstre pas trop méchant, et l’on s’arrêtait là, soit c’était une humaine, et là… Je devrais lui effacer la mémoire, sachant que ce sort et moi n’étions pas vraiment copains. Et si c’était une « hunter » alors là… J’allais devoir exploser le dernier record du 100m de Usain Bolt. Mais finalement sa réaction fut loin de toutes celles que j’avais pu imaginer.

    Elle se mit à pleurer en réclamant qu’on lui rende son frère. Il ne me fallu pas plus d’une seconde pour comprendre de qui elle parlait. Le con ! Mais p*tain quel con j’étais. Voilà maintenant une demi-heure que je me battais avec la sœur de mon meilleur ami sans m’en rendre compte. Et finalement, elle confirma tout en prononçant le nom de Tanguy. En même temps, des histoires de frères et sœurs séparés par des anges, il n’y en avait qu’une. Et comme par hasard, il avait fallu que je fasse de l’une des victimes mon meilleur ami. Et quant à Line… Ca faisait pas loin d’une heure que je cherchais à l’assassiner… Pas mal pour un mec qui voulait expier la faute des anges et les réunir. Quoiqu’il en soit, maintenant que j’avais trouvé Line, il ne me restait plus qu’à mettre la main sur Tanguy, lui foutre deux ou trois claques, et le ramener à sa sœur ! Facile ! Enfin… Si j’avais su ou il était… Et comme les connards de là-haut n’accepteront jamais de me le dire… J’allais devoir continuer mes recherches seul. Mais au moins, je n’étais plus au point mort. Je posais ma seconde veste sur les épaules de la jeune fille. Je repliais doucement les ailes d’Akira pour ne pas qu’elles s’abiment hésitant à lui remettre sa montre, mais maintenant que Line savait, autant laisser Akira se soigner par lui-même.

    Puis je m’assis aux cotés de Line. Pas sure qu’entendre tout ce que j’allais lui dire allait lui faire plaisir, mais c’était la sœur de Tanguy, et elle avait le droit de savoir ce qui s’était passé pendant leur séparation. De toute façon, si je ne faisais pas, Tanguy finirait par le faire le jour ou ils se retrouveront. Cependant, j’avais horriblement mal. D’avoir parler de tout cela avec elle me paraissait tellement horrible. Si j’avais pu, j’aurais sauté d’un pont pour que tout ça se termine. Akira, Tanguy, Line, Ai… Pour que tous puissent retrouver une vie normale, sans avoir à se dire qu’un jour le connard d’ange que j’étais viendrais tout gâcher à nouveau.

      Hiro – « Je suis désolé, mais je ne sais pas ou est Tanguy. Mais je peux te raconter quelques trucs. Je pris une des mains d’Akira et la caressa pour me détendre. Il y a deux ans, Tanguy et moi étions colocataires dans une académie pour monstres. On était même plus que ça, puisque nous étions meilleurs amis. On en a fait des conneries ! Je laissais passer un petit rire. Seulement, le jour ou je lui avouai être un ange, il péta les plombs, je crois qu’il se rappela de tout qu’il s’était passé avec les anges. Il se fit renvoyé de MA, et personne n’eut plus jamais de nouvelles de lui. Je n’étais pas au courant de cette histoire, au paradis, personne ne parle vraiment ce que nous faisons. Quoiqu’il en soit, je me suis renseigné auprès des « miens » sur Tanguy, et j’ai appris la vérité. Je pense qu’il est à ta recherche, et visiblement, tu es à la sienne. Je pense que le plus simple serait de rester ici, si vous bougez tout les deux, ça ne fera que compliquée la chose.»


    Je me relevais et étira mes bras vers le ciel, que je redescendais rapidement à cause de la douleur dans mes doigts. J’avais carrément oublié que je venais de les exploser contre le mur. Je retirais ma boucle d’oreille à mon tour pour récupérer ma véritable forme, mais contrairement à Akira, je ne fis apparaitre ni mes ailes, ni mon auréole. Rien, rien ne pouvait laisser paraitre que j’étais un ange. Je bougeais mes doigts jusqu’à ne plus ressentir de douleur avant de remettre ma boucle d’oreille et continuer.

      Hiro – « Je suis également à la recherche de Tanguy. J’espère que les autres accepteront de me donner des infos. C’est mon meilleur ami, et ça plus grande peine a été créée par les miens. Je sais que vous aider à vous retrouver ne fera pas en sorte qu’il me pardonne, mais, je lui dois largement ça. »

    M’accroupissant à nouveau aux cotés d’Akira, je lui tapotais doucement les joues pour voir s’il comptait se réveiller un jour. Visiblement non. Je regardais d’un peu plus près l’état de sa jambe. Elle n’était pas complètement guérit, mais il n’avait plus de risque de la perdre maintenant. J’allais enfin pouvoir le ramener à la maison. Je regardais Line avec tristesse, repensant à la soirée qu’elle venait de passer. Accrochant sa montre autour de son poignet je soulevais ensuite Akira pour le porter sur mes épaules, tendant ensuite une main à Line pour l’aider à se relever. La suite des soins pourrait se faire à la maison.

      Hiro – «Hum… Jsuis désolé de t’avoir agressé de cette façon, mais si Tanguy avait été à la place d’Akira, je pense que tu aurais certainement ressentit la même chose. »


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MessageSujet: Re: One Day~ Mer 21 Déc - 21:25

La pluie qui tombait lourdement sur le sol étouffé les cris de tristesse. Le fait de me retrouver avec des anges me faisait mal au cœur. Mais en même temps, cette vision me redonné courage. Si des anges pouvaient, effectivement, se trouver à Alrich, cela voulait dire que les démons pouvaient être aussi ici. Car malgré ce qu’on peut en dire, là où il y a des anges, il y a forcément des démons. Et mon frère étant un démon, il se pourrait qu’il se trouve ici. Peut-être même plus près de moi que je ne le crois.

J’ouvris les yeux, en essayant de reprendre le contrôle de moi-même. Mes larmes coulaient sur le visage d’Akira, d’une façon qu’on avait l’impression que c’était lui qui pleurait. Dans un certain sens, cela me redonna du courage. Le fait de voir quelqu’un pleurer avec moi, même s’il ne pleurait et que c’était mes larmes qui coulaient de ses joues, me donnais l’impression d’être moins seule. Son visage serein me calma peu à peu. Comment je pouvais penser à mes problèmes personnels, alors que j’avais un homme dans les bras, qui venait de passer sous une voiture ! Je tremblais légèrement, le froid commençait à devenir insupportable. Mais je n’eus pas à trembler longtemps. En effet, quelque chose vint se poser sur mes épaules. Une veste chaude et douce. Hiroki venait de poser sa veste sur mes épaules. Ce geste me rendait perplexe. Avait-il pitié de moi, pauvre humaine, pour faire preuve de bonté à mon égard ? Il n’y avait même pas 5 minutes, il me gueulait dessus, m’accusant limite d’avoir poussé Akira sous la voiture. Et maintenant il sacrifia son seul moyen de ne pas mourir de froid pour moi.
Il s’assit à côté de moi, après avoir replié les ailes d’Akira. Il commença tout d’abord par s’excuser. Le simple fait de s’excuser m’énervé. Je m’attendais à ce qu’il me sorte le même baratin que ses semblables : « Je suis désolé mais nous ne savions pas où est ton frère. Tout ce que nous avons fait, c’était te protéger de ces démons, parce que toi tu es humaine. Et pour ta sécurité, il ne faudrait mieux pas que tu le retrouve. Car même si c’est ton frère, il n’a pas le même sang que toi. Tout ce qu’il ferra, c’est t’attirer des problèmes, et te rendre malheureuse. »
Sincèrement, je m’étais déjà préparé à entendre ce discourt. Mais le sien était très différent. Il voulait me parler de lui. Il voulait me parler de Tanguy. Je posais mon regard sur lui, attendant ce qu’il allait me dire. Mon cœur se mit à battre. Puis Hiroki commença à me raconter son passé, qui incluait Tanguy. Il connaissait Tanguy personnellement ! Et plus que ça ! Il avait étudié ensemble ! J’étais heureuse d’entendre que Tanguy n’était pas devenu un tueur comme nos parents. Mais qu’il avait pu étudier. En écoutant son histoire, je me détendis. Mes mains caressaient les joues d’Akira, j’essuyais les larmes, mes larmes, qui étaient sur ses joues. Il m’arriva même de sourire.
Je sentais Hiroki se relever pour s’étirer. J’ouvris la bouche sans que rien ne sorte. Ce n’est que quelques secondes plus tard que je me mis à parler.

« Je suis heureuse de savoir que Tanguy va bien. Et qu’il a pu s’intégrer…même si c’était avec des monstres. Et puis de toute façon, je suis sûr qu’on se retrouvera. (Je levais les yeux vers Hiroki, le sourire aux lèvres.) Parce que nous sommes sur la même planète. »

Le fait de savoir qu’il était aussi à ma recherche me rendit heureuse. Il ne m’avait pas oublié. Et plus que ça, il voulait me retrouver. Il voulait me revoir. De plus, il avait pété les plombs quand il avait appris que son meilleur ami était un ange. Il avait donc aussi de la rancune envers eux. Mais étrangement, j’étais moins rancunière envers eux, surement parce qu’Akira m’avait fait confiance en me confiant sa vie. Et que Hiroki ne m’avait pas sorti le même discourt que les autres anges. C’était surement deux anges qui confirmés la règle. Ils avaient dû être aussi blessés par les anges. Hiroki ne parlait pas d’eux avec une grande gentillesse.

Il enleva sa boucle d’oreille. Je m’attendais à voir deux magnifiques ailes se déployer dans son dos, comme celles d’Akira. Mais rien ne se passa. Enfin si ! Sa main guérit. Un miracle que j’enviais jalousement. Les anges pouvaient guérir leurs blessures, en tout cas physique. Mais pouvaient-ils guérir les blessures sentimentales ? J’en doute. Après tout, ils avaient, tous comme les démons, une part d’humanité. Pourquoi je pouvais affirmer cela ? Parce que j’avais remarqué, à plusieurs reprises, qu’ils avaient des faiblesses semblables aux notre. Qu’ils éprouvaient les mêmes sentiments. La haine, la jalousie, l’amour et l’amitié. Alors oui. Les monstres avaient une partie ‘’humaine’’ en eux. En tout cas c’était ce que je pensais. Et en voyant le lien qui lié ces deux anges, et même celui qu’entretenaient Hiroki et Tanguy. D’ailleurs, il était aussi à la recherche de son ami. Cela me fit plaisir. Et je ne pus m’empêcher de l’exprimer.

« Si tu veux le retrouver ça veut dire que tu n’as aucunes rancœur par rapport à ce qu’il a pu te faire, ou même du fait que tu sois un ange et lui un démon. Il a eu de la chance d’être tombé sur quelqu’un comme toi. »

Les ailes d’Akira disparurent quand Hiroki lui remit sa montre. Puis il me porta sur ses épaules, et m’aida à me relever. Je lui saisis la main pour me hisser sur mes jambes. Un peu endolorie à cause de la tête d’Akira. Le fait qu’elle reposait depuis un petit moment sur mes cuisses avait ralenti le flux sanguin. Je retirais la veste d’Hiroki de sur mes épaules pour la poser sur celles d’Akira. Je repris mes affaires et remit moi-même mes vêtements chauds…mais néanmoins humides et salle. Quand Hiroki s’excusa pour son comportement. Je souris, tout en remettant correctement mon manteau. Je lui fis un signe de la tête pour confirmer sa pensé. Si mon frère était dans la même situation qu’Akira, j’aurais depuis longtemps pété les plombs. Et même pire. Je m’approchais de Hiroki, lui posant la mains sur l’épaule. Je l’embrassais sur la joue, en lui glissant un « merci » à l’oreille. Puis je caressais la tête d’Akira.

« Je vais m’occuper des pompiers. Soyez prudent en rentrant. »

Je fis un clin d’œil avant de m’engager dans la ruelle où avait eu lieu l’accident.
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MessageSujet: Re: One Day~ Jeu 22 Déc - 19:51

    Je regardais Line silencieusement, souriant parfois en observant son optimisme. Je me retins de dire quoique se soit, ne voulant pas brisé ses espoirs, mais retrouvé Tanguy n’était peut être pas aussi simple qu’il y paraissait. Après, tout, ça faisait déjà deux ans qu’il avait disparu, et pourtant, personne ne l’avait encore retrouvé. Mort ? Impossible ! On parlait de Tanguy, et ce mec était pire que de la mauvaise herbe. Impossible pour lui de mourir si tôt, surtout s’il avait un objectif en tête. Seulement, je doute que mes chers camarades de là-haut nous rendent la tache si facile. Contrairement à ce que l’humanité entière pouvait penser de nous, nous n’étions pas aussi clean. Et si pendant des années ils avaient faits en sorte que Line et Tanguy soient loin l’un de l’autre, ça ne m’étonnerait pas qu’il continue de nous mettre des bâtons dans les roues. Je sais, pour un ange, j’avais une très sympathique vision de mes semblables. Mais que voulez-vous, moi je ne ferais jamais parti de leurs rangs. Je n’étais pas prêt d’y refoutre les pieds, ce qui était également l’un de mes plus grands malheurs. Akira ne pouvait pas rentrer sans moi, mais en même temps, je ne voulais pas qu’il reste ici. Pas après ce qui venait de se passer, il en était hors de question. Seulement, malgré toutes mes relances depuis ces deux dernières années, ils avaient toujours tenu leur position. A croire que j’allais devoir utiliser la manière forte.

    Tirant doucement mon bras pour aider Line à se relever, j’essayais de faire en sorte de ne pas faire non plus tomber Akira. Le pauvre avait déjà assez souffert, il n’avait pas besoin que le laisser tomber par terre en plus. Enfin, heureusement que c’était un poids plume aussi. Je n’avais jamais compris comment il faisait pour être aussi maigre. Hum… Il allait falloir que je l’engraisse un peu avant de le renvoyer là-haut. Je ne voudrais pas que nos parents croient que je ne mettais pas occuper de lui, car j’avais agis avec la plus grande gentillesse envers lui. Bon, okey, j’avais tenté de le noyer le jour de nos retrouvailles, et j’allais lui mettre une claque pour avoir failli mourir aujourd’hui, mais à part ça, j’avais toujours été très gentil avec lui. Line reposa ma veste sur les épaules d’Akira. Bonne idée, il valait mieux qu’il n’attrape pas froid en plus de tout ça. Elle récupéra ensuite ses affaires froides et mouillées qu’elle renfila. Ca par contre c’était un coup à tomber complètement malade… Aussi inconsciente que son frère celle là. Elle m’embrassa rapidement sur la joue et me remercia avant de commencer à partir pour s’occuper des pompiers dans la rue voisine. Je la retenais rapidement par le bras, pour qu’elle reste quelques secondes de plus.

    Enlevant à nouveau ma boucle d’oreille, je la pris ensuite dans mes bras utilisant mes pouvoirs pour la réchauffer. Pratique d’avoir la capacité de devenir un radiateur humain n’est ce pas ? Je la relâchais ensuite lui faisant un léger sourire. Certes, mon sort ne durerait pas une éternité, mais normalement, il devrait tenir assez longtemps pour lui permettre de rentrer chez elle sans mourir frigorifié. Avant qu’elle ne reparte vraiment, j’en profitais pour la réconforter un peu plus dans son rêve de retrouver Tanguy.

      Hiro – «Line ! Merci de ne pas avoir laissé mon frère mourir. Et ne t’inquiète pas, tu finiras par retrouver le tien ! Tu as ma parole ! »

    Pas sur qu’à ses yeux ma parole valle extrêmement cher, mais c’était le cas. Maintenant que je savais ou se trouvait Line, j’étais plus déterminé que jamais à retrouver Tanguy. Partant dans la direction opposée à Line, je rejetais un dernier petit coup d’œil derrière moi avant de tourner. Dommage que ce soit la sœur de Tanguy, car elle était plutôt mignonne. Mais bon, je n’allais pas commencer à jouer le con de la sorte alors que Tanguy me détestait déjà suffisamment comme ça. Remettant ma boucle d’oreille alors que j’avançais en gardant Akira sur les épaules, me demandant s’ils nous surveillaient vraiment là-haut. Quoiqu’il en soit, ils n’allaient pas tardé à avoir de mes nouvelles. J’avais des comptes à régler avec eux. Qu’il me déteste pour leurs avoir pourri la vie et avoir fait milles conneries ici, je le concevais parfaitement ! Qu’il attente à la vie d’Akira pour se venger ou me faire entendre raison, là, je n’acceptais pas ! Dans tout les cas, ils allaient bientôt recevoir de la visite. Montant les escaliers du bâtiment dans lequel nous habitions Akira et moi, j’en profitais pour sortir les clés de mon appart’ de ma poche. Oui, je préférais qu’Akira passe la nuit chez moi et non pas seul. Ouvrant l’appartement je déposais délicatement Akira sur le canapé, lui retirant à nous sa montre pour qu’il puisse finir sa régénération. Pendant ce temps, je partis dans la salle de bain pour me sécher et changer de vêtements. M’arrêtant un moment dans l’ouverture de la porte de ma chambre, quelques larmes coulèrent sur mes joues. Repensant à l’accident, je me demandais pourquoi Akira devait-il subir tout cela. Me laissant tomber au pied du canapé, je caressais la joue d’Akira avec la plus grande tristesse.

      Hiro – «Tu rentreras bientôt aux cotés de nos parents, ça sera bientôt fini, je te le jure ! »


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